Le gouvernement égyptien met en avant la progression des investissements privés et annonce un nouveau paquet de réformes fiscales destiné à soutenir l’activité économique.
Les investissements du secteur privé en Égypte ont progressé de 73 % au cours du dernier exercice budgétaire, tandis qu’ils ont encore augmenté de 42 % au premier trimestre de l’année fiscale en cours, selon le ministre des Finances Ahmed Kouchouk. Le responsable s’exprimait lors d’un événement organisé par l’Association des hommes d’affaires d’Alexandrie (ABA) consacré au climat d’investissement et aux réformes économiques.
Selon le ministre, la stratégie économique du gouvernement repose sur un renforcement du rôle du secteur privé dans la croissance économique et sur l’amélioration de la compétitivité de l’économie nationale. Il a indiqué que les institutions gouvernementales chargées des dossiers économiques travaillent de manière coordonnée afin d’accroître la contribution du secteur privé à l’activité économique.
Le ministre a également évoqué l’évolution des recettes fiscales, indiquant que plus de 600 000 contribuables ont déposé volontairement de nouvelles déclarations fiscales ou des déclarations rectificatives. Ces démarches auraient généré environ 80 milliards de livres égyptiennes de recettes supplémentaires, pour un chiffre d’affaires déclaré d’environ 1 000 milliards de livres égyptiennes.
Selon les données présentées, les recettes fiscales ont augmenté de 35 % l’année précédente et de 31,5 % au cours des huit premiers mois de l’exercice fiscal en cours, sans modification des taux d’imposition.
Dans ce contexte, le gouvernement prépare un deuxième ensemble de mesures fiscales destiné à améliorer la relation entre l’administration et les contribuables. Parmi les initiatives envisagées figure la création d’une « carte d’excellence » destinée aux contribuables respectant leurs obligations fiscales, leur donnant notamment une priorité pour les remboursements d’impôt et certaines procédures administratives.
Les autorités prévoient également l’ouverture de trois centres fiscaux spécialisés gérés par le système numérique e-Tax, afin de fournir des services avancés pour le compte de l’Autorité fiscale égyptienne. Parmi les réformes envisagées figurent aussi la suppression de la double imposition sur les dividendes entre sociétés mères et filiales ainsi que le lancement d’une application mobile dédiée à la taxe sur les transactions immobilières.
Le gouvernement a également annoncé plusieurs mesures fiscales sectorielles destinées à alléger la charge pesant sur certaines activités économiques. Celles-ci comprennent notamment la réduction de la TVA sur les machines et équipements médicaux de 14 % à 5 %, l’exonération de TVA pour les services des entreprises de paiement électronique, ainsi que des dispositions fiscales liées aux transactions immobilières familiales.
MK/AK/Sf/APA







