Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a appelé à contenir l’inflation, à renforcer la stabilité financière et à élargir le rôle du secteur privé, lors d’une réunion consacrée aux performances du secteur bancaire et aux indicateurs macroéconomiques du pays.
Abdel Fattah al-Sissi a reçu, samedi 21 février, le gouverneur de la Banque centrale d’Égypte, Hassan Abdallah, afin d’examiner les résultats du secteur bancaire en 2025 et les perspectives financières pour 2026, selon le porte-parole officiel de la présidence.
Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts de maîtrise de l’inflation à travers un suivi rigoureux des politiques monétaires et des mécanismes de régulation des marchés, afin d’assurer la disponibilité des biens essentiels et la stabilité des prix.
Au-delà de la lutte contre la hausse des prix, le président a plaidé pour le renforcement des dispositifs favorisant la stabilité financière, la transparence et une croissance durable. Il a également souligné l’importance d’accorder une plus grande marge d’action au secteur privé, considéré comme un levier central pour stimuler l’investissement, soutenir l’activité et consolider la résilience de l’économie face aux chocs externes.
Sur le plan des indicateurs financiers, le gouverneur de la Banque centrale a mis en avant la progression des réserves internationales nettes, qui ont atteint 52,6 milliards de dollars en janvier 2026, contre 33,1 milliards en août 2022. Ce niveau, le plus élevé jamais enregistré selon la Banque centrale, permet de couvrir environ 6,9 mois d’importations de biens, au-delà des seuils indicatifs internationaux. En équivalent européen, ces réserves représentent près de 49 milliards d’euros.
Les actifs extérieurs nets du secteur bancaire se sont établis à 25,5 milliards de dollars en décembre 2025, leur plus haut niveau depuis février 2020. Cette amélioration s’explique, selon Hassan Abdallah, par le redressement des positions extérieures des banques commerciales, dont les avoirs extérieurs nets ont atteint 12,2 milliards de dollars, ainsi que par la reprise des transferts des Égyptiens de l’étranger, la hausse des recettes touristiques et l’augmentation des investissements étrangers, directs et de portefeuille, dans les instruments de dette publique.
Le gouverneur a par ailleurs indiqué que l’agence Standard & Poor’s a relevé la note souveraine à long terme de l’Égypte à B contre B-, avec perspective stable, tandis que Fitch Ratings a confirmé la note en devises étrangères à B assortie d’une perspective stable. La réunion a également porté sur les avancées en matière d’inclusion financière, de transformation numérique et de responsabilité sociétale du secteur bancaire, considérées comme des axes structurants pour une croissance plus inclusive et soutenable.
MK/Sf/APA





