Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a lancé un appel de fonds de 1,6 milliard de dollars pour soutenir près de 6 millions de personnes ayant fui le Soudan vers sept pays voisins, dont la Libye, dans le cadre du Plan régional de réponse 2026.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), en coordination avec 123 partenaires humanitaires, a annoncé le lancement d’un appel financier, à hauteur de $1,6 milliard, destiné à répondre aux besoins croissants des populations déplacées par le conflit au Soudan.
Selon un communiqué publié sur le site officiel des Nations Unies, le Plan régional de réponse aux réfugiés pour le Soudan 2026 ambitionne d’apporter une assistance vitale à 5,9 millions de personnes au cours de l’année.
Les bénéficiaires ciblés se trouvent dans sept pays limitrophes du Soudan, à savoir la République centrafricaine, le Tchad, l’Égypte, l’Éthiopie, la Libye, le Soudan du Sud et l’Ouganda. L’objectif affiché consiste à renforcer l’accès à la protection internationale, à l’alimentation, aux soins de santé, à l’éducation et aux services de base, dans un contexte de pression accrue sur les capacités d’accueil des États concernés.
Le plan prévoit en outre de donner la priorité aux quelque 470 000 nouveaux réfugiés attendus cette année dans ces pays. Ces flux supplémentaires viendraient s’ajouter aux centaines de milliers de personnes déjà installées dans les zones frontalières, dont beaucoup n’ont bénéficié jusqu’à présent que d’une aide limitée en raison de contraintes budgétaires et logistiques.
Le montant sollicité, équivalent à près de 1,5 milliard d’euros, vise à financer des opérations d’urgence ainsi que des programmes de soutien à moyen terme, incluant l’appui aux communautés hôtes. Le HCR souligne que la mobilisation rapide des bailleurs de fonds demeure déterminante pour éviter une aggravation de la crise humanitaire et prévenir des tensions socioéconomiques dans les pays d’accueil.
Face à l’ampleur des déplacements forcés liés au conflit soudanais, les agences onusiennes insistent sur la nécessité d’un engagement international soutenu afin d’assurer une protection effective des réfugiés et de stabiliser les régions affectées par cet afflux massif.
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