À l’occasion de la CAN, une visite guidée met en lumière les églises de Casablanca et le dialogue des cultures, de Notre-Dame de Lourdes au quartier Anfa..
Sous un soleil doux, les pas des visiteurs résonnent autour de l’église du Sacré-Cœur et de l’église Notre-Dame de Lourdes, point de départ d’une visite guidée consacrée au patrimoine de Casablanca. Autour des édifices, plusieurs nationalités venues de différents horizons du monde prennent part à la visite, certaines habillées en tenues traditionnelles, chapeaux sur la tête, échangeant et observant les lieux avec attention.
L’initiative s’inscrit dans une série de découvertes culturelles organisées en marge de la Coupe d’Afrique des nations, pour rappeler que la ville se raconte aussi par ses lieux de mémoire.
Le père André Keumaleu, curé de Notre-Dame de Lourdes, accueille le groupe et rappelle le sens du site : « Cette église est un lieu de prière, mais aussi un espace ouvert où chacun peut entrer et comprendre notre histoire commune. »
À l’entrée, la mini-reproduction de la grotte de Notre-Dame de Lourdes, inspirée de celle de Paris, attire l’attention. « Elle symbolise un lien spirituel universel, au-delà des frontières », souligne le curé.
Le guide touristique Mourad Djellab replace l’édifice dans son contexte urbain : « Casablanca a compté environ 40 000 chrétiens à une époque, et ces bâtiments témoignent d’une cohabitation ancienne entre cultures musulmane et chrétienne. »
Il insiste sur la vocation actuelle des lieux, ouverts au public et intégrés à la vie de la cité, à l’image de l’église du Sacré-Cœur, premier site visité, et de Notre-Dame de Lourdes, deux repères du patrimoine casablancais.
Le quartier Anfa, repère urbain
La visite se prolonge vers le quartier Anfa, situé à l’ouest du centre-ville, entre l’océan Atlantique et les grands axes modernes.
Quartier stratégique, Anfa relie les héritages architecturaux aux transformations contemporaines. « Anfa montre comment la ville s’est développée entre histoire et modernité », explique Mourad Djellab.
Tout au long du parcours, le guide rappelle le sens de la démarche : « Cette visite guidée permet de mettre en avant le patrimoine culturel de Casablanca en parallèle de l’événement sportif. Les Habous, Anfa et les églises restent des repères essentiels du paysage urbain. »
Selon les organisateurs, ces visites se déroulent du 20 décembre 2025 au 2 janvier, pour favoriser les échanges culturels pendant que le Maroc accueille la CAN.
L’événement, ouvert à Rabat par une cérémonie réussie et un match inaugural remporté par le pays hôte face aux Comores, se joue actuellement dans six villes.
Au-delà de Casablanca, le programme culturel s’étend à Tanger, Marrakech, Fès, Agadir et Rabat, villes hôtes de la compétition.
Une manière d’associer sport et culture, et de rappeler que le Maroc se découvre aussi à travers ses lieux de culte, ses quartiers et le dialogue entre les religions.






