C’est un tournant décisif que vient de négocier la Mutuelle des agents de la direction générale des impôts (MADGI). Le samedi 20 décembre 2025, l’amphithéâtre de l’École nationale d’administration (ENA) a servi de cadre à une Assemblée générale mixte placée sous le signe de la refondation et de l’innovation.
Dans un contexte de réformes profondes, cette rencontre visait à traduire en actes concrets les orientations du séminaire stratégique de Yamoussoukro tenu en novembre dernier. Devant un parterre de délégués mobilisés, le Conseil d’administration a soumis plusieurs résolutions majeures destinées à transformer durablement l’organisation.
L’un des enjeux majeurs de cette session a été la mise en conformité de la MADGI avec la réglementation communautaire de l’UEMOA. Cette mise à jour des textes fondamentaux, incluant les questions liées aux mandats des administrateurs, vise à ancrer la mutuelle dans la modernité et la transparence.

Le président du Conseil d’administration de la MADGI, Yaya Koné, a décliné sa feuille de route avec clarté : « Notre priorité est l’amélioration tangible des prestations et le renforcement de la confiance des adhérents. »
Pour y parvenir, les dirigeants de la MADGI misent sur la digitalisation des procédures de prise en charge médicale, une sécurisation accrue du patrimoine et une communication de proximité avec ses membres.
Au-delà des aspects administratifs, la mutuelle affiche ses ambitions sociales. Parmi les projets phares validés figure la création d’une assurance maladie dédiée spécifiquement aux retraités, une avancée majeure pour la solidarité entre générations.
Sur le plan des infrastructures, les nouvelles sont encourageantes. Le chantier de réhabilitation du pavillon des hospitalisations du HMI-KF (Hôtel médical des impôts-Kessé Feh), longtemps freiné par des contraintes budgétaires, est désormais achevé à 95%. Ce résultat concret est présenté par la direction comme la preuve du redressement opérationnel en cours.

Présent à cette assemblée générale mixte, Edouard Amani, représentant le directeur général des impôts, Ouattara Sié Abou, a salué cette dynamique tout en rappelant les attentes fortes du personnel.
Edouard Amani a, dans une allocution, déclaré que « la mutuelle attendue est celle qui saura proposer des services innovants et achever les projets en suspens », exhortant les mutualistes à une mobilisation collective.
En concluant ses travaux, la MADGI ne s’est pas contentée de respecter un rendez-vous statutaire ; elle a posé les jalons d’un modèle mutualiste performant. Entre exigences de gouvernance et solidarité sociale, la mutuelle des agents du fisc semble désormais armée pour répondre aux défis de demain.
AP/APA







