Le gouvernement algérien souhaite redéfinir les missions de la Caisse nationale d’assurance chômage (Cnac) afin de l’adapter aux nouvelles orientations de la politique de l’emploi. Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saïhi, a présidé une réunion de travail consacrée à l’évolution des activités de l’organisme et à son rôle dans le soutien à l’emploi et à l’entrepreneuriat, selon les informations communiquées par le ministère.
Lors de cette rencontre, les responsables de la Cnac ont présenté un état d’avancement des projets engagés, notamment en matière de numérisation et d’amélioration des services publics destinés aux bénéficiaires. L’objectif affiché par les autorités est d’intégrer davantage la caisse dans la nouvelle dynamique économique du pays, en élargissant son champ d’action au-delà de l’indemnisation des demandeurs d’emploi.
Le ministre a ainsi évoqué la nécessité de réviser les statuts de l’institution afin de lui permettre d’assumer de nouvelles missions, notamment dans le soutien à la création d’emplois, l’encouragement de l’entrepreneuriat et l’accompagnement des jeunes entreprises. Cette orientation s’inscrit dans une volonté affichée de transformer la Cnac en un dispositif d’accompagnement vers l’emploi plutôt qu’en simple mécanisme d’indemnisation du chômage.
Dans ce cadre, l’organisme pourrait intervenir davantage dans l’accompagnement des entreprises et des porteurs de projets, notamment à travers des mesures d’allégement de cotisations pour les entreprises qui recrutent ou rencontrent des difficultés économiques. L’objectif avancé par les autorités est de limiter les licenciements et de favoriser la création de nouvelles activités économiques au niveau local.
La réforme envisagée prévoit également de renforcer les dispositifs d’accompagnement des allocataires, notamment par la mise en place de bilans de compétences et de programmes de reconversion professionnelle. Selon le ministère, ces mesures visent à faciliter le retour des chômeurs vers le marché du travail en les orientant vers des secteurs susceptibles d’offrir de nouvelles opportunités d’emploi.
Le ministre a par ailleurs insisté sur la nécessité de moderniser les méthodes de gestion de l’institution, en appelant à abandonner ce qu’il a qualifié de pratiques administratives obsolètes. La numérisation des procédures et le développement des services à distance figurent parmi les priorités avancées afin de réduire les délais de traitement des dossiers et d’améliorer l’efficacité des services.
MK/AK/Sf/APA







