Onze personnes ont été arrêtées à Lusaka dans le cadre d’une enquête sur un présumé projet d’insurrection armée, après la découverte d’armes militaires et de munitions lors d’une opération menée dans le quartier de Kabulonga, ont annoncé dimanche les autorités zambiennes.
Une opération de sécurisation à Lusaka, conduite conjointement le 13 août, a permis aux forces de sécurité de saisir des armes militaires soumises à restriction, des munitions et divers équipements qui auraient été destinés à soutenir une entreprise insurrectionnelle.
Le secrétaire du Cabinet, Patrick Kangwa, a indiqué que les suspects étaient surveillés depuis plusieurs années, avec un renforcement de la surveillance au cours des derniers mois. Ils seraient notamment liés à des camps d’entraînement militaire illégaux et à des ressortissants étrangers, une situation considérée par le gouvernement comme une menace sérieuse pour la sécurité de l’État.
Selon les autorités, les occupants des lieux ont ouvert le feu à l’arrivée des forces de l’ordre, provoquant un échange de tirs. Plusieurs suspects auraient réussi à prendre la fuite et font actuellement l’objet de recherches.
Parmi les personnes interpellées figurent George Chisanga, l’évêque Trevor Mwamba, Simon Phiri, Richard Banda, Francis Mulenga et Patrick Mwansa. Les suspects sont détenus dans différents commissariats de Lusaka, tandis que leurs familles et leurs avocats sont autorisés à leur rendre visite.
Le gouvernement a par ailleurs confirmé la présence sur les lieux de Brian Mundubile, candidat à la présidentielle sous les couleurs du Parti de la Nouvelle Révolution pour l’Unité et la Prospérité (NRPUP). Les autorités n’ont toutefois pas précisé s’il avait été arrêté, inculpé ou entendu comme témoin ou personne d’intérêt dans cette affaire.
Cette opération intervient deux jours après les élections générales du 13 août, dans un contexte de tensions liées au dépouillement des suffrages, dont le processus avait été suspendu après des incidents impliquant notamment du personnel électoral.
Les autorités n’ont, à ce stade, établi aucun lien entre l’opération de Kabulonga et les contestations entourant le scrutin présidentiel.
L’enquête se poursuit et le gouvernement a assuré que le public serait informé de son évolution.
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