Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) a tenu, jeudi 12 février à Addis-Abeba une session de consultations ministérielles sous la présidence égyptienne pour examiner les crises sécuritaires au Soudan et en Somalie, selon un communiqué du ministère égyptien des Affaires étrangères.
Le Conseil de paix et de securité de l’UA a insisté sur « l’importance de soutenir les institutions nationales soudanaises et de rejeter toute ingérence extérieure visant à diviser le pays ».
La réunion, dirigée par le ministre égyptien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Badr Abdelatty, a rassemblé les ministres des Affaires étrangères de plus de 15 pays africains, ainsi que des représentants des Nations Unies (ONU) et de la Ligue arabe.
Au cours des débats, le ministre égyptien a souligné que la stabilité du Soudan est une « nécessité régionale urgente » pour prévenir la prolifération des armes et la montée des menaces terroristes. Il a fermement rejeté « toute tentative de partition ou d’atteinte à la souveraineté soudanaise, tout en condamnant les violations flagrantes signalées à Al-Facher et au Kordofan ».
L’Egypte a plaidé pour l’instauration d’un cessez-le-feu global et immédiat, couplé à la création d’un corridor humanitaire efficace pour garantir l’accès des secours sans entraves.
Le Caire estime que la sortie de crise repose sur un processus politique inclusif, sous « propriété exclusivement soudanaise », soutenu par la coopération entre le Quatuor international et les différents mécanismes régionaux.
De son côté, le ministre soudanais a officiellement demandé la levée de la suspension de son pays au sein de l’organisation panafricaine.
« L’Egypte ne tolérera aucune atteinte à l’unité du Soudan, dont la sécurité est intrinsèquement liée à la sécurité nationale égyptienne », a dit Badr Abdelatty, évoquant les « lignes rouges » fixées par la présidence égyptienne.
Les ministres africains ont d’autre part exprimé leur refus catégorique de toute tentative extérieure visant à établir une présence militaire sur les côtes somaliennes au détriment de la souveraineté de l’Etat.
Le Conseil a également discuté du financement de la Mission de l’Union Africaine pour le soutien et la stabilisation en Somalie (AUSSOM), appelant les partenaires internationaux à mobiliser des fonds durables pour lutter contre l’extrémisme.
Le Conseil de paix et de sécurité, organe décisionnel de l’UA créé en 2003, est chargé de la prévention, de la gestion et du règlement des conflits sur le continent.
Cette réunion intervient alors que l’Egypte assure la présidence tournante du Conseil pour le mois de février.
AK/ac/Sf/APA







