Le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), formation politique de l’ex-président Laurent Gbagbo, se mobilise activement pour la refonte du système électoral. Dans le cadre des consultations initiées par le gouvernement pour instaurer un nouvel organe de gestion des scrutins, la formation de l’opposition a clarifié sa position à travers un communiqué officiel signé par son président exécutif, Léon Emmanuel Monnet.
Le lundi 5 octobre 2026, plusieurs forces de l’opposition, à savoir le CAP-CI, HCE et ADCI, ont déposé au ministère de l’Intérieur un document de synthèse regroupant leurs propositions, incluant des éléments du projet initialement élaboré par le parti de Laurent Gbagbo.
Toutefois, le PPA-CI n’a pas signé ce document commun et s’est abstenu de participer à la rencontre avec le représentant gouvernemental. Le parti explique ce choix par le fait que son processus interne de validation par les instances compétentes et la direction n’était pas encore achevé.
Malgré cette réserve procédurale, la formation politique salue cette première avancée et se félicite de la cohésion observée. Affichant sa volonté d’accentuer la dynamique unitaire, le PPA-CI a annoncé son intention d’étendre les discussions à d’autres organisations.
Le parti cible en priorité les mouvements ayant répondu à l’appel de Bonoua et les adhérents au collectif « Trop, c’est trop », les membres du Front commun (regroupant le PDCI/PPA-CI) et les organisations de la société civile engagées pour la transparence.
L’objectif affiché par le parti de Laurent Gbagbo est de bâtir un front large pour garantir un processus électoral démocratique, inclusif et transparent, afin de prémunir définitivement la Côte d’Ivoire des crises post-électorales.
Rappelant l’évolution historique des institutions de régulation, de l’ancienne Commission nationale électorale (CNE) à la défunte Commission électorale indépendante (CEI), le PPA-CI insiste sur le fait que la création de ces organes a toujours découlé de négociations politiques responsables.
Pour le parti de Gbagbo, l’adoption de la future structure électorale après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) par le chef de l’Etat Alassane Ouattara, ne doit pas déroger à cette règle dictée par l’histoire récente du pays.
La direction exécutive du parti appelle solennellement à l’ouverture d’un dialogue politique inclusif entre l’opposition et le gouvernement pour définir d’un commun accord l’architecture et le fonctionnement d’un nouvel organe électoral consensuel.
AP/Sf/APA





