Les acteurs politiques du Soudan du Sud se préparent à des pourparlers interpartis prévus mercredi prochain.
En amont des pourparlers en voie au Soudan du Sud, le président Salva Kiir Mayardit a rencontré des dirigeants de partis politiques pour discuter du processus électoral et de l’accord politique de transition, en vue des élections prévues en décembre 2026.
Ce dialogue se veut une plateforme inclusive permettant aux partis politiques et aux autres parties prenantes de débattre, de négocier et de s’entendre sur les principales questions électorales devant être réglées avant le scrutin.
Il offre également l’occasion d’identifier les principaux enjeux post-électoraux nécessitant un consensus national afin de préserver la paix, la légitimité politique et la continuité du processus de construction de l’État.
Le dialogue devrait réunir des partis et groupes politiques issus de tout l’échiquier politique, y compris ceux ne faisant pas partie de l’Accord de paix revitalisé de 2018, afin de renforcer la compréhension mutuelle et de créer un environnement propice à des élections pacifiques, inclusives et crédibles.
Parmi les sujets qui devraient être abordés figurent le découpage électoral et la représentation, les candidatures indépendantes, le choix entre un scrutin simultané à tous les niveaux ou échelonné dans le temps, le financement des élections et des campagnes, ainsi que les dispositifs de sécurité destinés à protéger les candidats, les rassemblements, les bureaux de vote, le matériel électoral et la transmission des résultats.
Les partis politiques devraient également discuter de l’espace politique disponible pour la campagne, notamment en ce qui concerne les libertés de réunion, de circulation et d’expression ; l’utilisation de systèmes numériques ou manuels pour l’inscription des électeurs, le vote, le dépouillement et la transmission des résultats ; les modalités de campagne ; ainsi que l’accès des observateurs électoraux nationaux, régionaux, continentaux et internationaux.
Le dialogue portera en outre sur les mécanismes de prévention et de règlement des contentieux électoraux, y compris des procédures rapides de traitement des plaintes, ainsi que sur un code de conduite politique engageant les partis participants à respecter la non-violence, à mener leurs activités politiques conformément à la loi et à privilégier une compétition pacifique.
Le conseiller présidentiel à la sécurité nationale, Tut Gatluak Manime, a déclaré que ce dialogue irait au-delà des préparatifs électoraux et offrirait aux dirigeants politiques l’occasion d’aborder les questions de paix, de sécurité et de stabilité nationale en amont du scrutin.
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