Le Comité national de suivi du Fonds minier de développement local (FMDL) a validé, mardi 29 septembre 2026, des projets d’investissement proposés par les collectivités territoriales, qui seront financés à partir d’une dotation de 18,435 milliards de francs CFA issue des recettes minières de l’exercice 2025.
Réuni à Bamako sous la présidence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, le Comité national a examiné les projets transmis par les comités régionaux, pour une dotation de 18 milliards 435 millions de FCFA.
Les investissements retenus concernent notamment la réalisation de forages, la construction de salles de classe, l’équipement de centres de santé et la fabrication de tables-bancs. Selon les autorités, chaque collectivité a défini ses priorités en fonction de la dotation qui lui a été attribuée.
Cette validation intervient près de sept mois après la première session du Comité national, tenue le 2 mars. Celle-ci avait arrêté à 18 milliards 435 millions 386 334 francs CFA les ressources mobilisées au titre de l’exercice 2025 et approuvé leur répartition entre les collectivités territoriales.
Répartition
Le mécanisme prévoit l’affectation de 50 % des ressources aux communes directement affectées par les activités minières. Les autres collectivités situées dans les zones d’exploitation bénéficient de 25 %, tandis que le dernier quart est destiné aux collectivités des autres régions du Mali.
Institué par le Code minier de 2023, le FMDL repose sur des comités communaux, régionaux et national. Les comités communaux identifient les besoins locaux, les comités régionaux sélectionnent les projets structurants et le Comité national procède à leur approbation.
Ce dernier est également chargé du suivi de la collecte, de la répartition et de l’utilisation des ressources du fonds.
Dans la région de Bougouni, les représentants de 57 communes avaient examiné leurs propositions le 17 septembre avant leur transmission à l’échelon supérieur. Des sessions similaires ont été organisées dans plusieurs autres régions.
La validation des projets ouvre la voie à leur mise en œuvre, mais ne signifie pas que les investissements ont déjà été réalisés. La liste complète des projets, leur coût respectif et les calendriers d’exécution restent à préciser.
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