Une rencontre des pays côtiers ouest-africains visant à mener des réflexions face aux menaces sécuritaires grandissantes dans la région, s’est ouverte ce jeudi 10 juillet 2025, à Abidjan, sous les auspices du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Ces assises autour des menaces sécuritaires, qui se tiennent les 10 et 11 juillet 2025, intitulées Dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement des Etats en Afrique de l’Ouest côtière (IDPS), devraient permettre d’adopter des politiques communes pour endiguer l’insécurité et garantir la stabilité dans la sous-région.
Mme Blerta Cela, représentante résidente du PNUD en Côte d’Ivoire, a montré la nécessité pour les pays côtiers d’unir leurs efforts à l’effet de trouver des mécanismes pour prévenir les conflits dans ces espaces côtiers visés par les groupes djihadistes.
« Nous nous réunissons à un tournant critique pour notre région. Les tensions politiques, les menaces sécuritaires, les déplacements forcés, les effets du changement climatique et les inégalités croissantes convergent pour fragiliser nos sociétés », a fait observer Mme Blerta Cela.
Cette réunion, dira-t-elle, est « bien plus qu’un événement : c’est une réponse. Une réponse collective à l’urgence de renforcer la prévention, de consolider la paix et de bâtir des États résilients, portés par leurs propres citoyens. »
« La paix durable ne peut être imposée de l’extérieur. Elle doit être portée par les pays eux-mêmes, par leurs institutions, leurs communautés, leur société civile. Et c’est là que la plateforme de Dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement des États joue un rôle essentiel », a-t-elle affirmé
Selon Mme Blerta Cela, « en réunissant les pays fragiles, les partenaires au développement et la société civile autour d’une même table, dans un esprit de respect, de co-construction et de solidarité, nous créons les conditions d’une transformation durable. »
M. Claude Sahy Soumahoro, chef de cabinet du président de la République de Côte d’Ivoire, a salué l’initiative de fédérer les efforts des pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest pour faire bloc face aux menaces sécuritaires dans la région.
Pour M. Claude Sahy, les crises naissent parfois à travers « les inégalités persistantes, l’exclusion de pans entiers de nos populations, particulièrement les jeunes et les femmes, et parfois le déficit de gouvernance qui éloigne les citoyens de leurs institutions ».
« Nous savons que notre stabilité ne peut être durable que si elle s’inscrit dans une dynamique régionale de paix et de prospérité partagée. Nous ne pouvons fermer les yeux sur la réalité (lorsque) les nuages s’accumulent à nos frontières », a-t-il souligné.
Ce proche collaborateur de Alassane Ouattara a évoqué « l’extrémisme violent, qui semblait confiné au Sahel, étend désormais ses tentacules vers nos côtes ». Pour lui, « cette menace ne connaît pas de frontières, et aucun de nos pays ne peut prétendre y faire face seul. »
« La Côte d’Ivoire s’engage solennellement, aujourd’hui, à être un partenaire fiable et déterminé dans cette œuvre collective. Nous mettrons toutes notre expérience, toutes nos ressources, et toute notre énergie au service de cette noble cause », a-t-il assuré.
AP/Sf/APA





