Vingt-deux militaires maliens détenus par le Front de libération de l’Azawad (FLA) ont été libérés dimanche 23 août dans le secteur d’Anéfis, dans le nord du Mali, lors d’un échange de prisonniers, portant à 110 le nombre de soldats remis en liberté depuis le 13 août.
Selon des sources sécuritaires et locales, une partie des 22 militaires maliens libérés par le FLA étaient détenus depuis plus de trois ans, tandis que d’autres avaient été capturés au cours des affrontements des derniers mois.
En contrepartie, au moins huit personnes détenues par les autorités maliennes et liées au FLA auraient été remises en liberté. Des médias évoquent pour leur part neuf personnes.
Le statut des détenus libérés par Bamako reste toutefois sujet à différentes présentations. Alors que certaines sources les présentent comme des combattants du FLA, un porte-parole du mouvement affirme qu’il s’agissait principalement de civils détenus depuis plusieurs années. Aucune précision officielle du gouvernement ou de l’état-major malien n’était encore disponible lundi sur leur identité.
Trois opérations depuis le 13 août
Cette nouvelle libération intervient dix jours après une première opération ayant permis la remise en liberté de 82 militaires maliens. Le FLA avait indiqué que ces soldats avaient été capturés lors de différents affrontements entre 2023 et 2026.
Le 16 août, six autres militaires blessés avaient été transférés de Kidal à Gao avec l’appui du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui avait joué le rôle d’intermédiaire neutre pour faciliter leur retour.
Au total, 110 militaires ont donc été libérés depuis le 13 août : 82 lors de la première opération, six blessés lors du transfert de Kidal et 22 lors de l’échange de dimanche.
Ces opérations interviennent alors que les affrontements entre les forces maliennes et les groupes armés se poursuivent dans plusieurs zones du nord du pays.
La succession de ces échanges ne constitue pas, à ce stade, un accord politique entre Bamako et le FLA, mais témoigne de l’existence de canaux de communication permettant de parvenir à des arrangements ponctuels sur la question des détenus.
Les regards se tournent désormais vers le nombre de militaires maliens encore détenus par le mouvement et sur les acteurs ayant facilité ces différents échanges, qui n’ont pas été officiellement précisés.
MD/te/Sf/APA







