Une réunion organisée à Syrte sous l’égide de l’ONU a abouti à plusieurs mesures destinées à améliorer la coopération entre les structures sécuritaires rivales libyennes sur le contrôle des frontières.
Le Groupe conjoint de coordination technique pour la sécurité des frontières a annoncé, dimanche à Syrte, un accord sur une série de mesures opérationnelles visant à renforcer la coordination sécuritaire dans les zones frontalières libyennes. Les discussions ont notamment porté sur la conduite d’opérations conjointes de coexistence entre unités des gardes-frontières, afin d’assurer des missions intégrées dans certaines zones sensibles.
Selon les participants, le dispositif prévoit également la réactivation des centres conjoints de sécurité des frontières établis auparavant à Benghazi et à Tripoli. Ces structures doivent permettre une meilleure circulation des informations et une coordination plus étroite entre les différentes forces sécuritaires du pays, encore fragmentées depuis les divisions institutionnelles apparues après 2011.
La réunion, facilitée par la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL), a rassemblé de hauts responsables militaires et sécuritaires issus du commandement général de l’Armée nationale libyenne, du ministère de la Défense du Gouvernement d’unité nationale (GUN) ainsi que du ministère de l’Intérieur. Les chefs d’état-major des gardes-frontières des deux camps ont également pris part aux échanges.
Mis en place en janvier 2025 avec le soutien des Nations Unies, le Groupe conjoint de coordination technique pour la sécurité des frontières vise à renforcer les efforts libyens de sécurisation des frontières terrestres, considérées comme un enjeu central de la sécurité nationale. Les autorités libyennes et la MANUL présentent cette initiative comme une étape institutionnelle importante destinée à améliorer la coordination entre appareils militaires et sécuritaires concurrents.
Cette dynamique intervient dans un contexte de rapprochement progressif entre les structures de l’Est et de l’Ouest du pays. Les responsables onusiens soulignent que les avancées enregistrées ces derniers mois incluent la participation conjointe, en avril, à l’exercice militaire «Flintlock 26», organisé avec des partenaires internationaux, ainsi que la signature d’un budget national unifié.
Au-delà de l’enjeu strictement sécuritaire, les Nations Unies considèrent que le développement de mécanismes communs de gestion des frontières pourrait contribuer à restaurer la confiance entre institutions rivales et à créer un climat plus favorable au processus politique toujours soutenu par l’ONU.
MK/AK/Sf/APA






