L’Égypte a salué la déclaration constitutionnelle publiée par le président palestinien Mahmoud Abbas, y voyant « une étape importante vers la consolidation de la sécurité, de la stabilité et la concrétisation des aspirations du peuple palestinien à établir un État indépendant sur les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale ».
Dans un communiqué diffusé dimanche, le ministère égyptien des Affaires étrangères a indiqué que cette initiative s’inscrivait dans le cadre des réformes engagées par l’Autorité palestinienne pour renforcer la cohésion institutionnelle et défendre l’intérêt national.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, s’est entretenu par téléphone avec le vice-président palestinien Hussein El-Cheikh pour évoquer la réconciliation interpalestinienne et les réformes en cours.
Le Caire considère que la déclaration constitutionnelle du 26 octobre établit un cadre de gouvernance garantissant la continuité institutionnelle. Elle stipule qu’en cas de vacance du poste de président, et en l’absence du Conseil législatif, les fonctions présidentielles seront temporairement assumées par le vice-président du Comité exécutif de l’OLP, également vice-président de l’État.
Cette disposition confère à Hussein El-Cheikh, proche collaborateur d’Abbas et secrétaire général du Fatah depuis 2022, un rôle central dans la transition politique.
Les discussions entre Abdelatty et El-Cheikh ont également porté sur la conférence internationale pour la reconstruction et le développement de Gaza, en préparation sous l’égide du Caire. Les deux responsables ont souligné la nécessité d’un soutien international accru pour la reconstruction du territoire, gravement touché par les récentes hostilités.
Cette évolution intervient dans un contexte diplomatique marqué par les réunions interpalestiniennes tenues au Caire les 23 et 24 octobre, réunissant les délégations du Fatah et du Hamas. Ces pourparlers, supervisés par le chef du renseignement égyptien, général Hassan Rachad, ont abouti à un accord de principe sur la création d’un comité palestinien provisoire composé de personnalités indépendantes et de technocrates, chargé d’administrer temporairement les affaires de Gaza.
MK/te/APA







