La Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) a remis deux véhicules de patrouille à la police des frontières du Burundi afin de renforcer la sécurité, la mobilité des forces de l’ordre et la lutte contre la criminalité transfrontalière, a appris l’APA.
Deux véhicules ont été remis mercredi 12 août à la police des frontières du Burundi, par le secrétaire général de la CAE, Stephen Mbundi, lors d’une cérémonie organisée à Bujumbura dans le cadre du projet EAC-UNOPS visant à créer un environnement commercial et douanier sécurisé au sein de la communauté.
Financé par le gouvernement du Japon, le projet prévoit le déploiement de 16 véhicules de patrouille dans les huit Etats membres de la CAE, à raison de deux véhicules par pays. Ils sont destinés aux principaux postes-frontières et aux zones jugées particulièrement vulnérables.
Le Burundi fait partie des premiers Etats partenaires à bénéficier de cet appui. Selon M. Mbundi, cette initiative constitue une étape importante dans le renforcement de la sécurité collective et de l’intégration régionale.
« Il s’agit de bien plus que d’une simple remise de véhicules », a-t-il déclaré, estimant que cet équipement permettra de renforcer la présence de la police des frontières, d’accélérer les interventions et de lutter plus efficacement contre la contrebande, les trafics et les autres formes de criminalité transfrontalière.
Le secrétaire général de la CAE a souligné le lien entre la sécurité des frontières et le développement du commerce régional. Il a rappelé que des frontières sûres et efficaces sont indispensables à la libre circulation des personnes et des marchandises, ainsi qu’au développement des échanges et des investissements.
Pour sa part, le ministre burundais des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement, Édouard Bizimana, a salué un soutien « stratégique » pour son pays et l’ensemble de la région.
Il a relevé que les zones frontalières restent confrontées à plusieurs défis, notamment la criminalité organisée et transnationale, alors que les services chargés de la surveillance des frontières sont souvent confrontés à des contraintes logistiques.
Selon M. Bizimana, les nouveaux véhicules permettront d’accroître la mobilité des équipes, d’améliorer le contrôle aux frontières et de renforcer leur efficacité opérationnelle.
Cet appui fait suite à des évaluations menées par le département Paix et Sécurité de la CAE dans plusieurs postes-frontières à arrêt unique de la région. Ces évaluations avaient notamment identifié les insuffisances en matière de transport et de mobilité comme des obstacles majeurs à la sécurité frontalière et à la facilitation des échanges.
La CAE, l’UNOPS et le gouvernement japonais entendent ainsi contribuer à la mise en place de frontières plus sûres et plus fluides, considérées comme un levier essentiel de l’intégration économique et de la prospérité partagée en Afrique de l’Est.
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