Le ministre burkinabè de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, s’est dit convaincu que le terrorisme pourrait bientôt devenir « un mauvais souvenir » au Burkina Faso, au regard des progrès réalisés par les forces combattantes sur plusieurs fronts.
« À cette allure, très bientôt, le terrorisme au Burkina Faso sera dans les livres d’histoire. Ça sera un mauvais souvenir », a déclaré le ministre dans un reportage diffusé dimanche par la Radiodiffusion-Télévision du Burkina (RTB).
Le général Simporé s’exprimait lors d’une tournée auprès des forces combattantes dans la région du Nando, notamment à Koudougou et à Ténado, dans le centre-ouest du pays.
À Ténado, une zone qui a longtemps été exposée aux attaques de groupes armés, le ministre a estimé que la situation sécuritaire connaissait une évolution favorable.
« Nous sommes venus par la route. Aucune inquiétude », a-t-il indiqué, estimant que cette situation devait contribuer à rassurer les populations sur les résultats de l’engagement des forces combattantes.
« Là où nous sommes, il y a quatre ans, on ne pouvait y être », a-t-il ajouté, faisant référence à l’amélioration de l’accès à certaines zones autrefois fortement affectées par l’insécurité.
Devant les unités déployées sur le terrain, le ministre a appelé les combattants à maintenir leur engagement et à placer « l’intérêt de la nation » au-dessus de toute autre considération.
Le général Simporé a également invité les Burkinabè à tirer les leçons de la crise sécuritaire qui frappe le pays depuis plus d’une décennie. Selon lui, cette épreuve doit notamment renforcer la détermination du Burkina Faso à compter davantage sur ses propres capacités pour préserver sa souveraineté et assurer son développement.
« Notre souveraineté ne viendra que de par nous-mêmes, notre indépendance ne viendra que de par nous-mêmes, notre développement également ne viendra que de par nous-mêmes. Personne d’autre ne viendra le faire à notre place », a-t-il déclaré.
Cette sortie intervient alors que les autorités burkinabè affirment avoir intensifié les opérations militaires contre les groupes armés et progressé dans la reconquête de plusieurs zones précédemment touchées par l’insécurité.
HO/te/APA







