Le président ghanéen John Dramani Mahama a lancé le Comité de revitalisation de Bawku, chargé de piloter un fonds d’un milliard de cedis (GHS) destiné à reconstruire la ville et à relancer son économie après des décennies de conflits.
Composé de cinq membres et présidé par le ministre des Finances, Cassiel Ato Forson, le comité supervisera notamment la reconstruction des infrastructures publiques endommagées, la réhabilitation des services essentiels et la reprise des activités économiques dans la région du Haut-Est.
La mise en place de ce mécanisme intervient après l’approbation, le 16 décembre 2025, par le président Mahama du rapport de médiation d’Otumfuo Osei Tutu II, qui propose une feuille de route pour parvenir à une paix et une réconciliation durables à Bawku.
Lors de la cérémonie d’installation du comité, M. Mahama a rappelé les lourdes conséquences des décennies de conflits ethniques et de différends liés à la chefferie traditionnelle. Selon lui, ces violences ont paralysé les économies locales, détruit des moyens de subsistance et provoqué le départ de nombreux enseignants, infirmiers et médecins, contraints de quitter la région pour des raisons de sécurité.
Le chef de l’État s’est toutefois félicité de l’amélioration récente de la situation sécuritaire, saluant les efforts des forces de sécurité pour rétablir l’ordre et réduire les fusillades ainsi que les violences visant les populations civiles.
« Le budget du Fonds de revitalisation de Bawku a été alloué. La sécurité étant rétablie à Bawku et dans les zones environnantes, le moment est venu de commencer à mettre en œuvre ce Fonds », a déclaré M. Mahama, appelant les membres du comité à faire preuve de transparence, de diligence et de dévouement dans l’utilisation des ressources.
Outre le ministre des Finances, le comité comprend Mahama Ayariga, député de Bawku Central et ministre désigné des Collectivités locales, de la Décentralisation et du Développement rural ; Akamugri Donatus Atanga, ministre régional du Haut-Est ; Thomas Anaba, député de Garu ; et Naba Abugri Cletus Akolwin, chef suprême de la région traditionnelle de Tempane.
S’exprimant au nom du comité et des autorités traditionnelles, Naba Abugri Cletus Akolwin a assuré que l’équipe veillerait à une utilisation efficace de chaque cedi afin de produire des résultats concrets en matière de développement, de cohésion sociale et de prospérité.
Le lancement du comité marque ainsi une nouvelle étape dans la stratégie du gouvernement ghanéen visant à consolider la paix à Bawku par la reconstruction des infrastructures et la relance économique.
GIK/fss/te/APA







