Le Gouvernement centrafricain et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) ont engagé une nouvelle étape dans la planification d’un transfert progressif de certaines responsabilités de la Mission aux autorités nationales, dans le cadre du processus de consolidation de la paix et de la stabilité du pays.
La Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU et cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, et le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua, ont présidé lundi à Bangui une réunion de haut niveau consacrée à la planification d’un transfert progressif de certaines responsabilités de la Mission aux autorités nationales.
La rencontre a réuni des membres du Gouvernement, les responsables de la MINUSCA, des experts des deux parties ainsi que des diplomates. Elle fait suite aux travaux du comité technique mixte chargé d’évaluer la mise en œuvre du processus et d’identifier les domaines dans lesquels certaines compétences pourraient être progressivement transférées aux institutions nationales.
Le processus s’inscrit dans le cadre de la résolution 2800 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Les deux parties entendent ainsi planifier une transition « graduelle, ordonnée et responsable », tenant compte de la situation sur le terrain afin de préserver les acquis enregistrés en matière de paix et de sécurité.
Valentine Rugwabiza a salué les progrès accomplis en République centrafricaine, citant notamment la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR), la dissolution de la majorité des groupes armés, les opérations de démobilisation et de désarmement ainsi que la tenue des élections de 2025-2026.
Elle a estimé que ces avancées permettent désormais d’envisager le transfert graduel de certaines tâches et responsabilités au Gouvernement centrafricain. Selon elle, cette planification devra se poursuivre au-delà de la présentation du rapport du Secrétaire général de l’ONU prévue d’ici au 15 septembre 2026.
Pour sa part, Félix Moloua a tenu à préciser que le processus engagé ne constitue pas un retrait précipité de la MINUSCA. Il a plutôt évoqué un mécanisme « méthodique, graduel, structuré et concerté » visant à transférer les responsabilités pouvant l’être aux institutions nationales et à l’équipe pays des Nations Unies.
L’objectif affiché par Bangui est de consolider les acquis de la paix et de renforcer l’exercice de la souveraineté nationale, tout en évitant la création d’un « vide sécuritaire ou administratif ».
À l’issue de la réunion, le Gouvernement centrafricain et la MINUSCA ont adopté un communiqué conjoint dans lequel ils réaffirment leur volonté de poursuivre la planification de la transition, parallèlement à leur coopération en matière de sécurité et de stabilisation.
Les deux partenaires soulignent que les recommandations issues des travaux techniques sont concrètes et pragmatiques et doivent contribuer à consolider les progrès enregistrés au bénéfice de la population centrafricaine.
TE/Sf/APA







