L’activiste algérien Mohamed Tadjadit, surnommé « le poète du Hirak », mouvement pro-démocratie qui a secoué l’Algérie en 2019, a été condamné mardi à cinq ans de prison pour « apologie du terrorisme », selon son avocate.
L’avocate du militant algérien Mohamed Tadjadit , Me Fetta Sadat, a déclaré dans un message publié sur Facebook que son client avait été notamment reconnu coupable de « soutien à des organisations terroristes » et de « propagation d’idées extrémistes ». Le ministère public avait requis une peine de dix ans d’emprisonnement à son encontre.
Une vingtaine d’ONG, parmi lesquelles Amnesty International et l’organisation de défense de la liberté d’expression PEN America, ont jugé les accusations visant M. Tadjadit « sans fondement » et appelé à sa libération, selon des médias.
Sa « persécution (…) est fondée sur sa poésie et son militantisme pacifique, ce qui fait de son maintien en détention une violation de ses droits fondamentaux », ont affirmé les Ongs soulignant que son procès envoyait « un signal alarmant à tous ceux qui élèvent la voix pour défendre les droits humains en Algérie ».
Mohamed Tadjadit s’est fait connaître pour ses vers déclamés lors des manifestations massives ayant ponctué le mouvement Hirak, ou partagés sur Facebook.
Il a été emprisonné au moins six fois entre 2019 et 2025 et sa dernière libération a eu lieu en novembre 2024 après une grâce présidentielle.
Arrêté de nouveau en janvier, il avait été condamné à cinq ans de prison dans une autre affaire, une peine ramenée à un an en appel.
AK/Sf/APA avec AFP







