À dix jours du scrutin législatif du 2 juillet, en Algérie, les candidats intensifient leurs activités de terrain et leurs actions numériques pour convaincre un électorat encore largement indécis.
La campagne pour les élections législatives algériennes du 2 juillet est entrée dans une phase plus active, marquée par une multiplication des meetings, des actions de proximité et des initiatives de communication à travers plusieurs régions du pays. À mesure que l’échéance électorale approche, les candidats cherchent à transformer leur visibilité en soutien concret auprès des électeurs.
À Oran, l’une des principales wilayas du pays, l’activité politique s’est nettement accélérée au cours des derniers jours. Les réunions publiques se succèdent dans les communes d’Oran, Bir El Djir, Es-Sénia et Arzew, ainsi que dans plusieurs localités périphériques. Les candidats y présentent leurs programmes et tentent de se différencier sur des thèmes liés notamment à l’emploi, au logement, au pouvoir d’achat et aux services publics.
Après une première phase consacrée à l’installation des listes et à la présentation des candidatures, les équipes de campagne privilégient désormais les contacts directs avec les citoyens. Les marchés, les quartiers populaires et les espaces publics sont devenus des lieux privilégiés de mobilisation, tandis que les formations politiques cherchent à adapter leurs discours aux préoccupations locales.
La bataille électorale se joue également sur le terrain numérique. Les réseaux sociaux occupent une place croissante dans les stratégies de campagne, en particulier pour atteindre les jeunes électeurs. Vidéos en direct, contenus ciblés et échanges sur les plateformes numériques viennent compléter les actions menées sur le terrain, dans une approche combinant présence physique et communication digitale.
Malgré cette intensification de la campagne, de nombreux électeurs demeurent prudents. Les discussions politiques se multiplient dans les espaces publics, mais une partie de la population continue d’évaluer les programmes et la crédibilité des candidats avant d’arrêter son choix. Cette attente reflète des exigences élevées concernant la capacité des futurs élus à répondre aux préoccupations économiques et sociales.
Les autorités poursuivent parallèlement leurs efforts d’encadrement du processus électoral afin d’assurer le respect des règles de campagne et l’égalité entre les candidats. À l’approche du scrutin, la compétition s’intensifie dans plusieurs circonscriptions, faisant de cette dernière ligne droite un moment déterminant pour les partis et les candidats engagés dans la course aux sièges de l’Assemblée populaire nationale.
MK/AK/Sf/APA







