Al-Sissi a affirmé suivre directement et de manière continue les niveaux de préparation au combat et l’efficacité opérationnelle de l’armée. Il n’a toutefois désigné aucune menace précise. Le président a parallèlement insisté sur la nécessité de préserver la cohésion intérieure face aux tensions régionales et aux transformations internationales auxquelles est confronté un pays de plus de 110 millions d’habitants.
Sur le plan économique, le chef de l’État a annoncé l’organisation, en octobre, d’une conférence destinée à présenter un bilan détaillé de l’action gouvernementale. Les autorités devront exposer les réformes engagées, les montants investis et les résultats obtenus ces dernières années. La rencontre doit également aborder l’évolution de la dette publique intérieure et extérieure, sans que des objectifs chiffrés aient été précisés.
Al-Sissi a estimé que la population devait être informée des contraintes liées aux réformes et préparée à en supporter les conséquences. Il a de nouveau dénoncé la diffusion de fausses informations ainsi que ce qu’il décrit comme un «désordre» sur les réseaux sociaux et dans certains médias, appelant les citoyens à ne pas se laisser influencer par les tentatives visant, selon lui, à fragiliser l’État.
Le président a également demandé un renforcement du contrôle des marchés et l’extension des points de vente publics proposant des produits essentiels à prix abordables. Son objectif est d’installer au moins un point de distribution étatique dans chaque centre administratif. Le ministère de l’Électricité a, de son côté, été invité à assouplir les modalités de règlement des arriérés dus par les ménages.
Enfin, Al-Sissi a averti les promoteurs immobiliers que les retards dans la livraison des logements ou des infrastructures prévues par contrat ne seraient plus tolérés. Il a aussi réclamé davantage de contrôles routiers après plusieurs accidents mortels et appelé à une application stricte de la loi contre la corruption et les atteintes aux biens publics.
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