La Banque centrale des Comores (BCC) entend consolider en 2026 les avancées enregistrées l’année précédente, en misant sur la stabilité financière, l’inclusion bancaire et la modernisation des moyens de paiement, a indiqué vendredi à Moroni son gouverneur, Younoussa Imani.
Lors d’une conférence de presse consacrée au bilan de l’exercice 2025 et aux perspectives pour 2026, le gouverneur de la BCC a fait état d’une évolution favorable de plusieurs indicateurs de l’économie comorienne, notamment dans les domaines de l’activité économique, de la maîtrise de l’inflation et du développement du secteur bancaire.
L’année 2025 a également été marquée par une progression de la bancarisation et par la poursuite de la modernisation du système national de paiement. Ces évolutions traduisent, selon la banque centrale, les efforts engagés pour faciliter l’accès des populations aux services financiers et renforcer l’efficacité du système bancaire.
La transformation des paiements figure ainsi parmi les principaux leviers de la stratégie de la BCC. La modernisation des infrastructures et des instruments de paiement doit permettre de sécuriser davantage les transactions, de réduire les coûts liés aux opérations financières et de favoriser une plus grande inclusion des populations encore éloignées du système bancaire.
Pour 2026, l’institution monétaire entend maintenir le cap sur la stabilité financière tout en favorisant un meilleur accès au financement. L’objectif est notamment d’accompagner le développement de l’activité économique et de renforcer la capacité du secteur bancaire à répondre aux besoins des entreprises et des ménages.
La BCC accorde également une attention particulière à la diaspora comorienne, dont les transferts constituent un élément important de l’économie nationale. Le renforcement des mécanismes financiers destinés à faciliter ces flux s’inscrit dans la volonté de mieux canaliser les ressources de la diaspora vers l’économie nationale.
Cette orientation intervient dans un environnement international encore incertain, marqué notamment par les tensions géopolitiques et la crise au Moyen-Orient. Pour la banque centrale, ces évolutions peuvent avoir des répercussions sur les prix, les échanges commerciaux, les flux financiers et, plus largement, sur les équilibres économiques des pays importateurs comme les Comores.
Dans ce contexte, la BCC entend poursuivre une politique visant à préserver les équilibres macroéconomiques tout en accompagnant la transformation du système financier. L’institution devra ainsi concilier la maîtrise des risques, la stabilité du secteur bancaire et la nécessité d’élargir l’accès aux services financiers.
Le bilan présenté par Younoussa Imani confirme ainsi la volonté de la Banque centrale des Comores de faire de la modernisation financière et de l’inclusion bancaire des instruments au service d’une croissance économique plus résiliente.
TE/APA







