La lutte contre les drogues franchit un nouveau cap en Gambie avec la découverte, pour la première fois selon les autorités, d’un équipement présumé destiné à la fabrication de stupéfiants, en plus de milliers de comprimés d’ecstasy.
L’Agence gambienne de lutte contre la drogue (DLEAG) a annoncé l’arrestation, le 24 août, d’un ressortissant nigérian de 53 ans, Celestine Ikenna Godwin, trouvé en possession de 9 020 comprimés d’ecstasy, d’une quantité de cannabis présumé de type « skunk » et d’une machine soupçonnée d’être utilisée pour la fabrication et le traitement de drogues illicites.
Selon la DLEAG, cette opération constitue une avancée significative dans la lutte contre le trafic de stupéfiants dans le pays.
La découverte de l’équipement de fabrication constitue toutefois l’élément le plus préoccupant pour les autorités. Il s’agit, d’après l’agence, du premier cas de ce genre enregistré en Gambie, soulevant la crainte de l’installation de laboratoires clandestins destinés à produire localement des drogues de synthèse.
Cette affaire met ainsi en lumière l’évolution de la menace liée au trafic de stupéfiants dans la région, avec des réseaux susceptibles de chercher non seulement à faire entrer des drogues en Gambie, mais également à y développer des capacités de production.
Le suspect reste détenu par la DLEAG pendant que les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour déterminer l’étendue de l’opération et identifier les personnes ou réseaux qui pourraient y être associés.
La DLEAG a assuré qu’elle poursuivra ses efforts pour empêcher la Gambie de devenir un espace de transit ou de production de drogues illicites.
L’agence a également appelé la population à faire preuve de vigilance et à transmettre aux forces de sécurité toute information crédible susceptible de contribuer au démantèlement des réseaux de trafic, notamment ceux exposant les jeunes aux effets des stupéfiants.
AC/Sf/APA







