Le Tribunal de grande instance de N’Djaména a inscrit au rôle, pour ce mercredi 6 mai 2026, l’audience de la Chambre spéciale correctionnelle consacrée aux anciens responsables du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), récemment dissous par la Cour suprême.
Actuellement détenus à la maison d’arrêt de Klessoum, les membres du GCAP détenus seront jugés directement ce 6 mai 2026.
D’après le rôle d’audience signé le 5 mai 2026 par le procureur de la République, Moussa Abdelkerim Saleh, la séance se tiendra exceptionnellement au sein même de la prison de Klessoum, aménagée pour l’occasion en salle d’audience. Une décision peu courante, justifiée par la détention des prévenus depuis leur arrestation.
Les accusés, poursuivis dans le cadre du dossier n°1846/26, font face à plusieurs chefs d’inculpation : attroupement, participation à un mouvement insurrectionnel, rébellion et détention illégale d’armes de guerre.
Les huit membres de l’ex-GCAP avaient été arrêtés le 25 avril, au lendemain de la dissolution de leur organisation par un arrêt de la Cour suprême. Ils prévoyaient initialement une marche dite « d’indignation et de dignité » le 2 mai. Depuis leur incarcération à Klessoum, ils ont publié un communiqué dans lequel ils reconnaissent la dissolution du groupe et annoncent renoncer à cette mobilisation.
Un procès sous haute attention
Ce procès s’annonce comme l’un des dossiers judiciaires et politiques les plus suivis de ces derniers mois au Tchad. Plusieurs organisations de défense des droits humains, ainsi que des partis d’opposition, appellent à la tenue d’un procès équitable et au respect des droits de la défense.
La décision qui sera rendue pourrait avoir des conséquences significatives sur la scène politique nationale, dans un contexte marqué par les efforts du pays pour renforcer ses institutions démocratiques après une longue période de transition.
CA/te/Sf/APA







