L’Opposition démocratique tchadienne a demandé la suspension de la procédure de retrait du Tchad du Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale (CPI), dénonçant une décision prise sans concertation nationale.
Dans un communiqué signé par 18 membres de l’opposition tchadienne, et diffusé mardi, leur coalition affirme avoir appris « avec stupéfaction » la décision du gouvernement de retrait de la CPI, annoncée le 27 juillet 2026. Elle estime que ce retrait, qui engage les obligations internationales du pays, ne peut être décidé unilatéralement sans débat avec les acteurs politiques et la société civile.
L’Opposition rejette également l’argument d’une prétendue partialité de la CPI envers les pays africains, rappelant que le dossier ayant concerné le Tchad était lié à un crime dont des citoyens tchadiens ont été victimes.
Pour la coalition, les limites de la Cour doivent conduire à des réformes plutôt qu’à un retrait. Elle appelle ainsi les autorités à suspendre la procédure afin d’organiser un débat national inclusif sur la question.
L’Opposition réaffirme enfin son engagement en faveur de la lutte contre l’impunité et plaide pour le dialogue au lieu d’un retrait de la juridiction internationale.
CA/te/Sf/APA







