Alors que le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) avait appelé les Tchadiens à manifester le 2 mai prochain lors d’une marche « d’indignation et de dignité », les autorités ont mis un coup d’arrêt définitif à cette initiative.
Par l’arrêt n°002/CS/CA/SC/2026 rendu le 24 avril 2026, la Cour suprême tchadienne a prononcé la nullité du regroupement politique GCAP, déclarant de fait l’ensemble de ses activités « illégales sur toute l’étendue du territoire national ». La décision a été rendue publique à travers un communiqué du ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, le général Ali Ahmat Aghabache.
Coalition de partis et d’acteurs opposés au pouvoir, le GCAP avait récemment intensifié ses actions de mobilisation, appelant les Tchadiens à dénoncer la gouvernance actuelle du pays à travers cette marche.
Face à cette montée de pression, le gouvernement a durci sa position. Le communiqué met en garde organisateurs et sympathisants, les avertissant qu’ils s’exposent « à toute la rigueur des lois et règlements en vigueur ». Il leur est en outre ordonné de mettre immédiatement fin à toute activité jugée susceptible de troubler l’ordre public. Le groupe prévoyait pourtant un point de presse le 25 avril pour s’adresser notamment aux forces de l’ordre.
Présenté comme un avertissement, ce communiqué laisse planer la possibilité de sanctions plus sévères en cas de maintien de la mobilisation. Cette décision intervient dans un climat politique tendu au Tchad, marqué par un rétrécissement progressif de l’espace civique et politique.
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