La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a déployé 80 observateurs électoraux de dix Etats membres pour surveiller les élections générales du 29 octobre en Tanzanie. Cependant, faute de capacités, quatre régions ne seront pas couvertes, a annoncé mardi le chef de la mission.
L’ancien président de la Cour suprême du Malawi, Richard Msowoya, qui
dirige la Mission d’observation électorale de la SADC (SEOM) forte de 80 membre, a indiqué que des observateurs seraient déployés dans 27 des 31 régions de la Tanzanie. Soit quatre régions non couvertes, faute de capacités suffisantes.
« En raison de contraintes de capacité, la SEOM ne sera pas déployée dans les régions de Mtwara, Shinganga, Tabora et Tanga », a déclaré M. Msowoya lors d’une cérémonie de lancement à Dar es Salaam.
L’équipe de la SEOM est composée de personnel originaire du Botswana,
d’Eswatini, du Lesotho, du Malawi, du Mozambique, de Namibie, des
Seychelles, d’Afrique du Sud, de Zambie et du Zimbabwe.
Son mandat couvre les phases pré-électorales, du jour du scrutin, et
post-électorales, y compris le suivi de la campagne, les procédures de
vote et le dépouillement des bulletins de vote.
Les élections générales de 2025 en Tanzanie verront 18 des 19 partis
politiques enregistrés du pays se disputer des sièges lors d’un
scrutin qui s’annonce compétitif et suivi de près.
La SEOM a souligné son engagement en faveur de l’impartialité et d’une
large participation des parties prenantes, notamment par des
consultations avec les partis politiques et les organisations de la
société civile.
M. Msowoya a reconnu que les contraintes de temps pourraient limiter
la capacité de la mission à dialoguer avec toutes les parties
prenantes, mais a exhorté les électeurs à participer activement et
pacifiquement.
« Nous encourageons toutes les parties prenantes à veiller à ce que ces élections se déroulent de manière pacifique, libre, équitable,
transparente et crédible », a-t-il déclaré.
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