Des proches et des membres de la famille du président congolais Félix Tshisekedi sont visés par une enquête judiciaire en Belgique portant sur des soupçons de blanchiment d’argent et de spoliation de ressources minières en République démocratique du Congo (RDC), selon des informations relayées par les médias belges.
Le parquet fédéral belge a confirmé des perquisitions menées mercredi dans plusieurs communes de la Région de Bruxelles-Capitale, du Brabant flamand et du Brabant wallon. L’enquête fait suite à des plaintes déposées par des organisations non gouvernementales en juillet 2025, pour des soupçons de blanchiment d’argent et de spoliation de ressources minières, touchant l’entourage de Félix Tshisekedi.
Invoquant le secret de l’instruction et la présomption d’innocence, le parquet n’a pas communiqué davantage de détails sur les investigations en cours. Selon les médias belges, neuf personnes de nationalité belge sont concernées par l’enquête pour leur implication présumée dans la spoliation de ressources minières dans les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba, dans le sud de la RDC.
Les investigations portent également sur des soupçons de blanchiment d’argent issu de l’exploitation des ressources minières congolaises, par l’intermédiaire de réseaux liés aux personnes mises en cause, d’après les mêmes sources.
Des médias rapportent par ailleurs que Félix Tshisekedi et son épouse louent un bien immobilier à Uccle, dans la région bruxelloise, tandis que leurs cinq enfants seraient scolarisés en Belgique. Toutefois, aucune indication officielle ne permet d’affirmer que le chef de l’État lui-même est visé par cette procédure.
Cette affaire intervient dans un contexte de préoccupations persistantes concernant la transparence et la gouvernance du secteur minier congolais, stratégique pour l’économie nationale et l’approvisionnement mondial en minerais.
La RDC dispose d’importantes réserves de cuivre, de cobalt et d’autres minerais essentiels à la transition énergétique. Le secteur minier constitue une source majeure de recettes d’exportation et attire de nombreux investisseurs étrangers, tout en faisant l’objet d’appels récurrents à une meilleure transparence dans la gestion des ressources naturelles.
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