Le ministre marocain de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, a présenté une réforme majeure visant à renforcer la place des jeunes dans la vie politique nationale.
Le nouveau dispositif présenté pour renforcer l’engagement politique des jeunes, approuvé par le Conseil des ministres, prévoit notamment un financement public inédit et la possibilité pour les moins de 35 ans de constituer leurs propres listes indépendantes.
Intervenant sur la chaîne 2M, le ministre Younes Sekkouri a souligné que cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision royale d’un renouvellement générationnel de la vie publique. L’objectif : ouvrir davantage le champ politique à une jeunesse souvent éloignée des urnes et des structures partisanes traditionnelles.
Des listes indépendantes pour les jeunes
La principale innovation du texte réside dans l’autorisation donnée aux jeunes candidats de se présenter sans passer par les partis politiques.
« Les jeunes qui ne souhaitent pas rejoindre un parti peuvent désormais constituer des listes indépendantes pour se présenter aux élections », a expliqué le ministre.
Pour encourager ces candidatures, le nombre de signatures de soutien nécessaires sera volontairement réduit, afin d’éviter les obstacles administratifs souvent jugés dissuasifs.
Un financement public incitatif
La réforme prévoit également un soutien financier significatif : les listes et partis présentant des candidats de moins de 35 ans pourront bénéficier d’une aide couvrant jusqu’à 75 % des frais de campagne. Chaque jeune candidat pourra recevoir jusqu’à 350 000 dirhams (environ 37 800 euros), qu’il s’agisse d’une candidature indépendante ou partisane.
Les modalités précises — versement anticipé ou remboursement après scrutin — seront fixées dans le texte final, afin d’assurer transparence et bonne gestion des fonds publics.
Un complément au système partisan
M. Sekkouri a insisté sur le fait que cette réforme ne remet pas en cause le rôle des partis politiques, mais qu’elle vise à compléter et moderniser le paysage politique marocain.
« Il s’agit d’un moyen d’ouvrir de nouvelles perspectives tout en préservant l’équilibre du système partisan », a-t-il affirmé.
Vers une nouvelle génération d’élus
À travers ce dispositif, le gouvernement souhaite stimuler l’engagement politique des jeunes, favoriser l’émergence de nouveaux visages et encourager des idées innovantes autour des grands défis actuels : emploi, environnement, innovation et égalité des chances.
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