Le Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste) a décidé de rester dans l’opposition, après les élections législatives organisées le 23 septembre au Maroc et remportées par le Parti Authenticité et Modernité (PAM).
Réuni samedi à Bouznika en session extraordinaire, le Conseil national a approuvé à l’unanimité le choix de ne pas participer au prochain gouvernement conduit par le PAM et de poursuivre son action depuis les bancs de l’opposition. Une décision du Parti dirigé par Abdeliha Benkirane ancien chef de gouvernement, qui confirme l’orientation déjà annoncée deux jours plus tôt par le secrétariat général et qui fixe désormais son positionnement pour la prochaine législature.
Au lendemain des élections législatives du 23 septembre, Abdelilah Benkirane avait écarté l’hypothèse d’une participation du PJD à un gouvernement conduit par le Parti Authenticité et Modernité (PAM).
Avec 54 sièges sur les 395 que compte la Chambre des représentants, contre 13 en 2021, le PJD décide ainsi de ne pas participer au futur gouvernement .
Dans un communiqué sanctionnant les travaux de sa session extraordinaire, cette instance a indiqué avoir décidé, à l’unanimité de ses membres présents, de continuer à assumer ses rôles constitutionnels, politiques et militants depuis les rangs de l’opposition nationale responsable et forte.
Cette position avait déjà été annoncée par Abdelilah Benkirane après la publication des résultats des élections législatives qui ont vu le parti de la lampe revenir sur la scène politique avec 54 sièges, soit la quatrième force actuelle derrière le PAM, le RNI et l’Istiqlal.
Au lendemain du vote, le secrétaire général du PJD avait estimé qu’il n’existait pas de véritable perspective de participation de son parti à une équipe dirigée par le PAM. Il avait également contesté la légitimité du succès électoral de ce dernier, en évoquant des accusations de fraude dans certaines circonscriptions.
Benkirane a qualifié le résultat du scrutin du 23 septembre de « victoire » et affirmé que le parti avait retrouvé une dynamique militante dans plusieurs régions du pays.
Le PAM, arrivé en tête avec 97 sièges, devra donc constituer une majorité à partir de plusieurs formations. Le Rassemblement national des indépendants (RNI) compte 66 élus et le Parti de l’Istiqlal 65 sièges , tandis que le Mouvement populaire (MP) et l’Union socialiste des forces populaires (USFP) disposent respectivement de 29 et 26 sièges.
Le futur chef de gouvernement sera nommé par le Roi en vertu de l’Article 47 de la constitution.
AK/APA





