Le Burundi accueille la 5ᵉ édition du Dialogue continental sur la Jeunesse, la Paix et la Sécurité (YPS) et les Femmes, la Paix et la Sécurité (WPS) en Afrique, une rencontre de trois jours destinée à renforcer la participation des jeunes et des femmes dans la prévention des conflits, la consolidation de la paix et les processus de décision sur le continent.
Organisé par le gouvernement burundais en partenariat avec l’Union africaine (UA) et le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP/APRM), le forum WPS-YPS ouvert lundi 10 août, réunit à Bujumbura des représentants des institutions africaines, des organisations de jeunesse, de la société civile et d’autres acteurs engagés dans les questions de paix, de sécurité et de gouvernance.
Les échanges mettent particulièrement l’accent sur la nécessité de faire évoluer la perception du rôle de la jeunesse dans les politiques de paix et de sécurité. Les participants estiment que les jeunes ne doivent plus être considérés uniquement comme des bénéficiaires des initiatives de paix, mais comme des acteurs à part entière, capables de contribuer à la prévention des crises, à la médiation, au dialogue et à la reconstruction des sociétés affectées par les conflits.
L’un des principaux enjeux du dialogue consiste ainsi à promouvoir une participation significative, durable et institutionnalisée des jeunes aux mécanismes de prise de décision. Cette approche vise notamment à créer davantage d’espaces permettant aux nouvelles générations de faire entendre leur voix dans l’élaboration des politiques publiques et des stratégies nationales et continentales de paix et de sécurité.
La question de la participation des femmes occupe également une place importante dans les discussions. Les participants soulignent la nécessité de renforcer leur représentation dans les processus de prévention et de résolution des conflits, ainsi que dans les mécanismes de médiation et de consolidation de la paix.
Le forum de Bujumbura intervient dans un contexte africain marqué par la persistance de plusieurs foyers de tensions, de conflits armés et de crises politiques, qui affectent particulièrement les populations jeunes. Dans ce contexte, l’implication des jeunes est présentée comme un levier essentiel pour prévenir la radicalisation, renforcer la cohésion sociale et favoriser des solutions durables aux crises.
Les organisateurs entendent également favoriser le partage d’expériences entre les pays africains et identifier des mécanismes concrets permettant d’accroître l’engagement des jeunes et des femmes dans les structures de gouvernance et de sécurité.
À travers cette 5ᵉ édition, le Burundi, l’UA et le MAEP veulent ainsi contribuer à donner une traduction concrète aux engagements africains en faveur de la jeunesse, en passant des déclarations de principe à des dispositifs permettant une implication réelle des jeunes et des femmes dans la construction de la paix.
Les travaux, prévus sur trois jours à Bujumbura, devraient déboucher sur des recommandations visant à renforcer les agendas africains consacrés à la Jeunesse, la Paix et la Sécurité et aux Femmes, la Paix et la Sécurité, avec l’ambition de placer l’inclusion et la participation citoyenne au centre des stratégies de paix du continent.
TE/Sf/APA







