L’Assemblée populaire nationale algérienne ouvre mardi sa dixième législature avec l’élection du successeur d’Ibrahim Boughali, un scrutin pour lequel le député FLN Atallah Moulati apparaît comme l’un des principaux favoris.
La séance inaugurale de l’ANP algérienne débutera par l’appel nominal des députés, conformément à la décision de la Cour constitutionnelle proclamant les résultats définitifs des élections législatives du 2 juillet, a indiqué l’APN dans un communiqué. Une commission chargée de valider les mandats sera ensuite constituée avant l’examen et l’adoption de son rapport.
Le principal enjeu de cette première plénière reste l’élection du président de la chambre basse, considéré comme le troisième personnage de l’État. Le candidat soutenu par la majorité parlementaire devrait disposer d’une avance confortable, la coalition présidentielle contrôlant largement la nouvelle Assemblée.
Atallah Moulati, élu du Front de libération nationale (FLN) dans la wilaya de Touggourt, figure parmi les prétendants les plus en vue. Ancien wali et chef de daïra, il bénéficie du poids parlementaire de son parti. Le nom du secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Mounder Bouden, est également cité parmi les candidatures possibles.
Le Mouvement de la société pour la paix (MSP), principale formation d’opposition durant la précédente législature, envisage de présenter un membre de son bureau national disposant d’une expérience parlementaire. Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), crédité de quatre sièges, entend également présenter un candidat afin de marquer son retour dans l’hémicycle.
La préparation de la nouvelle législature s’est accélérée dimanche avec une réunion du Bureau provisoire de l’Assemblée, présidée par le député le plus âgé, assisté du plus jeune. Les représentants des partis et des candidats indépendants y ont arrêté les modalités de constitution de la commission de validation des mandats et la répartition des vice-présidences.
Deux postes de vice-président ont été attribués respectivement au FLN, au RND et au Front El Moustakbal. Le MSP, le Mouvement El Bina et les députés indépendants disposent chacun d’un siège. Cette configuration assure à la coalition présidentielle une nette domination du Bureau de l’Assemblée.
La dixième législature sera par ailleurs marquée par la représentation de 22 partis, dont le FFS, le RCD, le Parti des travailleurs, le FJD, Jil Jadid et Ennahda. Le nombre de groupes parlementaires passera de six à sept, après l’obtention par Sawt Echaâb de 16 sièges, soit le seuil nécessaire pour former son propre groupe.
MK/Sf/APA







