Le chef de la diplomatie égyptienne, Badr Abdelatty, a appelé à renforcer l’action multilatérale et la prévention des conflits face à la multiplication des crises mondiales.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères a présenté, le 24 juin à Manille, la vision du Caire en matière de diplomatie préventive, lors d’une conférence réunissant les pays signataires du Traité d’amitié et de coopération avec l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN).
«Le monde fait face à des défis croissants en raison de la multiplication des crises et des conflits ainsi que de leur complexification», a déclaré Badr Abdelatty. Cette situation exige, selon lui, une mobilisation collective capable de traiter les causes profondes des tensions et d’en limiter les répercussions politiques, sécuritaires et économiques.
Le ministre a souligné que les effets des conflits dépassent désormais les frontières des États directement concernés. Ils fragilisent la paix internationale, perturbent la stabilité économique et compromettent les efforts de développement, particulièrement dans les pays du Sud. L’Égypte considère ainsi la diplomatie préventive comme «l’un des principaux instruments de préservation de la sécurité et de la stabilité».
Cette approche doit associer consolidation de la paix, développement économique et social, renforcement des institutions nationales et prévention de la résurgence des conflits, a précisé Badr Abdelatty. Il a également plaidé pour un multilatéralisme plus efficace, soutenu par les Nations Unies et les organisations régionales, notamment l’Union africaine (UA), la Ligue arabe et l’ASEAN.
Le chef de la diplomatie égyptienne a par ailleurs appelé à réformer le système international de financement et à accroître les investissements dans les secteurs contribuant à la stabilité. Face au terrorisme et à la criminalité organisée, il a préconisé un renforcement de l’échange d’informations et un assèchement des sources de financement, dans le respect de la souveraineté des États.
L’Égypte, qui a adhéré au Traité d’amitié et de coopération de l’ASEAN en 2016, n’est ni membre de l’organisation ni partenaire officiel de dialogue. Elle participe toutefois, comme invitée ou partenaire, à certaines réunions ministérielles, dont la 59e réunion tenue en 2026 à Manille.
MK/Sf/APA







