Quarante recrues de la 7ᵉ cohorte du Service national des jeunes (SNJ) ont été radiées pour « insubordination et refus d’obéissance », selon une décision administrative datée du 2 juin 2026 au Mali.
Une mesure de radiation de 40 jeunes recrues maliennes vise des fonctionnaires en formation commune de base au sein du Service national de la jeunesse (SNJ). Signée par la direction de l’institution, la décision prononce l’exclusion des recrues dont les noms figurent sur une liste annexée.
Les personnes concernées appartiennent à plusieurs corps de l’administration publique. Parmi elles figurent notamment des auditeurs de justice, des greffiers en chef, des enseignants des collectivités, des inspecteurs des douanes, des finances, du Trésor et des impôts, ainsi que des agents techniques, des professeurs, un administrateur, un agronome et un conseiller des affaires étrangères.
Le motif officiellement retenu est l’« insubordination et refus d’obéissance ». Selon des sources locales, cette sanction serait liée à un départ non autorisé du centre de formation durant la période de la Tabaski, célébrée au Mali le 27 mai 2026. Cette précision ne figure toutefois pas dans la décision administrative.
Une radiation collective d’une telle ampleur demeure rare dans les communications récentes du Service national de la jeunesse. Jusqu’ici, les informations rendues publiques concernaient principalement l’intégration et la sortie des différentes cohortes. La 6ᵉ cohorte, par exemple, comptait 1 539 fonctionnaires, dont 521 femmes et 44 personnes vivant avec un handicap, à l’issue de six mois de formation.
Cette décision intervient dans un contexte où les autorités maliennes mettent l’accent sur la discipline, le civisme et le respect de la hiérarchie au sein de la fonction publique. Elle constitue une sanction collective touchant des recrues destinées à servir dans plusieurs secteurs stratégiques de l’administration.
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