À mi-parcours de la 35ᵉ Coupe d’Afrique des nations, organisée pour la première fois depuis 1988 au Maroc, le tournoi s’impose comme une référence en matière de logistique, de sécurité et d’accueil, suscitant des appréciations largement favorables sur le continent et au-delà.
Le Maroc accueille la Coupe d’Afrique des nations 2025, réunissant 24 sélections africaines dans six villes hôtes – Rabat, Casablanca, Tanger, Marrakech, Agadir et Fès. Selon les autorités sportives, l’événement marque une étape structurante pour la compétition, appelée à évoluer vers un nouveau format, et intervient dans un contexte d’attention internationale accrue. Des personnalités du football mondial, à l’image de Zinédine Zidane ou Kylian Mbappé, ont été aperçues dans les tribunes, renforçant la visibilité du tournoi.
La candidature marocaine avait bénéficié d’un engagement politique de premier plan, avec une implication directe du roi Mohammed VI, dont les émissaires avaient multiplié les déplacements en Afrique afin de présenter le dossier de Rabat aux chefs d’État du continent. L’un des marqueurs de cette édition réside dans la prise en charge individualisée des équipes participantes, chacune disposant de son lieu d’hébergement et de son site d’entraînement, une configuration inédite à l’échelle de la CAN.
Le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, présent au Maroc, a estimé que cette édition était appelée à devenir « la meilleure de l’histoire », saluant la qualité des infrastructures et de l’organisation. Les installations sportives, toutes homologuées par la FIFA, ont jusqu’ici répondu aux exigences techniques malgré la densité du calendrier et les contraintes climatiques.
Sur le plan sécuritaire, les autorités marocaines ont déployé un dispositif coordonné reposant sur une articulation étroite entre renseignement, prévention et présence opérationnelle. Placée sous la supervision du pôle DGSN-DGST dirigé par Abdellatif Hammouchi, cette architecture vise à assurer la protection des délégations, des officiels et du public, ainsi que la sécurisation des sites de compétition et des axes de circulation. Aucun incident majeur n’a été signalé depuis le lancement du tournoi.
L’encadrement sportif s’appuie également sur les ressources de la Fédération royale marocaine de football, présidée par Fouzi Lakjaa, et sur le complexe Mohammed VI de Salé, mobilisé pour la préparation et la logistique. Les sélections sont hébergées dans des établissements hôteliers de haut standing, reflétant la volonté affichée de proposer des standards comparables aux grandes compétitions internationales.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a pour sa part décrit la CAN marocaine comme un test grandeur nature en amont de la Coupe du monde 2026, organisée en Amérique du Nord. À l’approche de l’échéance de 2030, que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal, cette 35ᵉ édition apparaît ainsi comme un jalon stratégique, consolidant la position du royaume comme pôle sportif et événementiel majeur sur le continent africain.
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