Les opérations aériennes ont été perturbées mardi au Nigéria à la suite d’un mouvement de protestation des syndicats du secteur de l’aviation, qui ont organisé des piquets de grève dans les aéroports de Lagos et d’Abuja.
À cause d’un mouvement des syndicats du secteur aérien au Nigéria, de nombreux voyageurs ont été bloqués mardi à l’aéroport international Murtala Muhammed (MMIA) de Lagos et à l’aéroport international Nnamdi Azikiwe (NAIA) d’Abuja.
La compagnie Air Peace a indiqué, dans un communiqué publié à Lagos, que des membres des syndicats avaient barricadé les accès à ses terminaux de départ, empêchant le décollage de plusieurs vols programmés depuis les deux plateformes.
Selon la compagnie, les restrictions concernaient le terminal 1 du MMIA, comprenant les terminaux Alpha et Zulu, le terminal 2 ainsi que son terminal à l’aéroport international Nnamdi Azikiwe.
Air Peace a présenté ses excuses aux passagers affectés, assurant que ceux dont les vols étaient prévus plus tard dans la journée étaient contactés et informés de l’évolution de la situation.
Face à ces perturbations, l’Autorité nigériane de l’aviation civile (NCAA) a appelé les syndicats à suspendre leur mouvement et à privilégier le dialogue.
Son directeur général, le capitaine Chris Najomo, a demandé aux organisations syndicales d’attendre le retour du ministre de l’Aviation et du Développement aérospatial, Festus Keyamo, qui, selon lui, œuvre à la résolution du différend.
M. Najomo a regretté que la réunion convoquée la semaine précédente par le ministre n’ait pu se tenir, les compagnies aériennes n’ayant pas répondu à l’invitation.
Il a exhorté les différentes parties à reprendre les discussions afin de parvenir rapidement à un accord et de permettre la reprise normale des opérations.
Le directeur général de la NCAA a toutefois rassuré les voyageurs sur le fait que la mobilisation n’affectait pas la sécurité des vols, l’autorité continuant d’assurer pleinement ses missions de supervision.
Les syndicats ont lancé cette protestation pour dénoncer notamment les restrictions présumées à la liberté d’adhésion des travailleurs aux organisations syndicales, ainsi que le non-versement, par certaines compagnies aériennes, de la redevance de 5 % sur les ventes de billets (Ticket Sales Charge – TSC) aux organismes publics concernés.
GIK/lb/te/Sf/APA







