Trois décès ont été enregistrés à Kédougou dans le cadre d’une flambée de diphtérie qui touche actuellement la région, où les autorités sanitaires ont recensé plusieurs centaines de cas suspects, selon le directeur régional de la Santé, interrogé par la radio privée RFM.
La situation sanitaire est particulièrement suivie dans les districts de Kédougou et de Saraya. D’après les données communiquées par les services de santé, 591 cas suspects ont été recensés entre mai et août 2026 à la suite de la revue des registres sanitaires.
À ce stade, trois cas de diphtérie ont été confirmés, dont deux dans le district sanitaire de Saraya et un à Kédougou. Trois enfants âgés de moins de cinq ans sont par ailleurs décédés au centre hospitalier régional Amath Dansokho de Kédougou.
Surveillance renforcée
Face à cette situation, les autorités sanitaires ont renforcé la surveillance épidémiologique et dépêché une équipe d’experts dans la région afin d’évaluer l’évolution de la maladie, d’identifier les cas suspects et de soutenir les équipes locales dans la prise en charge.
Les investigations doivent notamment permettre de déterminer avec précision l’origine des décès enregistrés et d’établir leur éventuel lien avec la diphtérie.
Maladie infectieuse aiguë et potentiellement grave, la diphtérie se transmet principalement par les sécrétions respiratoires. Elle peut provoquer des complications sévères, notamment respiratoires et cardiaques, mais demeure largement évitable grâce à la vaccination.
La situation à Kédougou remet ainsi au premier plan l’importance de la vaccination systématique des enfants et de la détection précoce des cas, particulièrement dans les zones où l’accès aux services de santé reste difficile.
Le défi de la couverture vaccinale
Dans cette région orientale du Sénégal, les contraintes géographiques et l’éloignement de certaines localités peuvent compliquer l’accès régulier aux soins et aux campagnes de vaccination. Les autorités sanitaires devront donc conjuguer surveillance, vaccination, sensibilisation des populations et prise en charge rapide des personnes présentant des symptômes compatibles avec la maladie.
Le renforcement de la surveillance vise également à éviter une propagation vers d’autres districts et à disposer d’une cartographie plus précise de la situation épidémiologique.
Les services de santé sont appelés à maintenir la vigilance, notamment autour des cas suspects et des personnes ayant été en contact avec des malades confirmés, alors que les investigations se poursuivent à Kédougou et Saraya.
TE/APA







