Le ministre nigérian du Développement des minéraux solides, le Dr Dele Alake, a déclaré que les entreprises chinoises avaient investi $1,3 milliard dans la transformation du lithium au Nigéria.
Le ministre nigénrian Dele Alake a annoncé le montant de 1,3 milliard de dollars comme investissement dans le lithium, lors de l’édition 2025 de la Conférence minière chinoise organisée à Tianjin et dont le thème était
: »Connecter et collaborer, co-construire et co-partager« .
Selon la déclaration de son assistant spécial pour les médias, M. Segun Tomori, dimanche à Abuja, le ministre a passé en revue les activités minières chinoises au Nigéria et a salué leurs contributions à la transformation du lithium depuis l’arrivée au pouvoir du président Bola Tinubu.
« Depuis septembre 2023, date d’entrée en fonction de ce gouvernement,
des entreprises chinoises telles que Canmax Technology, Jiuling Lithium, Avatar New Energy Nigeria Company et Asba ont investi plus de 1,3 milliard de dollars dans la transformation du lithium.
(…) Ces investissements ont stimulé la diversification économique du
Nigéria, réduit sa dépendance au pétrole et attiré des infrastructures, des transferts de technologie et des compétences.
(…) Les coentreprises entre entreprises chinoises et nigérianes du secteur
minier renforcent souvent les capacités et les compétences locales des
travailleurs et ingénieurs nigérians », a déclaré Alake.
Le ministre a exhorté les investisseurs à accroître leur participation dans le secteur des minéraux solides au Nigeria, suite aux réformes qui offrent des perspectives de rendement plus élevées.
Il a souligné les réformes sécuritaires, notamment la création de
commissariats aux mines et un système de surveillance par satellite des sites miniers, mises en place pour lutter contre l’exploitation minière illégale et protéger les exploitants agréés.
Il a révélé que le ministère souhaitait faciliter les affaires dans le
secteur grâce à des améliorations technologiques, notamment le cadastre minier électronique (eMC+) et le déploiement du Système nigérian de décision sur les ressources minérales (NMRDS).
Selon Alake, le traitement des demandes de permis miniers via eMC+ et
l’utilisation du NMRDS pour les informations minières améliorent les
transactions à distance dans le secteur minier nigérian.
Alake, qui est également président de l’Africa Minerals Strategy Group (AMSG), a réaffirmé l’engagement du Nigeria à renforcer la coopération
continentale en matière d’exploration minière et de normes de reporting.
Il a souligné que l’Afrique doit mettre en place des systèmes partagés de connaissances et de gouvernance pour tirer pleinement parti de ses vastes ressources minérales.
Il a réaffirmé le projet du Nigeria de renforcer les centres d’excellence régionaux en géosciences et en compétences minières, et d’élargir le rôle du Fonds de développement des minéraux solides (SMDF) pour soutenir l’exploration en phase initiale et réduire les risques liés aux investissements.
« Nous invitons chaleureusement les investisseurs, les partenaires de
développement et les institutions techniques à explorer les vastes
opportunités qu’offre le Nigeria dans le domaine des minéraux tels que
le lithium, l’or, le plomb-zinc, la barytine et les terres rares.
(…) Notre gouvernement offre un climat d’investissement propice, une
meilleure sécurité foncière et des incitations garantissant des avantages mutuels.
(…) La vision du Nigéria ne se limite pas à l’extraction de minéraux, mais vise également à bâtir une chaîne de valeur compétitive à l’échelle mondiale, qui soutienne la transition vers les énergies propres, la création d’emplois et la croissance industrielle, le tout dans le cadre d’une exploitation minière responsable », a-t-il conclu.
GIK/fss/Sf/APA







