Face à l’envolée des prix et à la domination des marques sous franchise, l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC) plaide pour un encadrement légal strict du secteur.
Alors que débute la saison des soldes d’été 2025, l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC) tire la sonnette d’alarme sur les dérives du marché de la distribution en Tunisie. En ligne de mire : la flambée des prix dans plusieurs secteurs à forte consommation – habillement, chaussures, décoration et parfums – largement dominés par les franchises étrangères.
Selon l’OTIC, ces enseignes importées bénéficient d’un accès privilégié au marché sans apporter de contreparties significatives à l’économie nationale. Le transfert de technologie reste marginal, l’intégration de main-d’œuvre ou de matières premières locales quasi inexistante, et les marges réalisées sont jugées excessives au regard des prix pratiqués dans les pays d’origine.
Cette situation crée une pression croissante sur le consommateur tunisien, à la fois financière et psychologique, alimentée par l’attrait social des grandes marques internationales. Parallèlement, les produits locaux peinent à se frayer un chemin dans les circuits de distribution structurés, marginalisés par une réglementation jugée permissive à l’égard des franchises étrangères.
Dans ce contexte, l’OTIC, par la voix de son président Lotfi Riahi, a annoncé qu’un projet de loi est en cours de rédaction en concertation avec plusieurs députés.
Ce projet vise à corriger les déséquilibres actuels en renforçant la souveraineté économique du pays, en favorisant la production nationale et en protégeant le pouvoir d’achat du consommateur.
Pour l’OTIC, il s’agit d’une étape décisive dans la mise en place d’un commerce équitable et responsable, où les franchises ne seraient plus des entités juridiquement autonomes opérant en roue libre, mais des acteurs soumis à des règles de transparence et de solidarité économique.
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