La Tunisie fait face à de vives critiques de l’ONU après la condamnation de 37 personnes à de lourdes peines de prison, allant de 4 à 66 ans, dans le cadre d’une affaire de complot, jugée entachée de graves irrégularités.
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a dénoncé jeudi des violations du droit à un procès équitable, évoquant des accusations vagues liées au terrorisme et à la sécurité de l’État.
Selon lui, le procès a manqué de transparence, les preuves n’ayant pas été présentées publiquement et les audiences restant inaccessibles à la presse et aux observateurs civils.
Huit des accusés étaient en détention provisoire depuis février 2023, au-delà du délai légal de 14 mois.
Leurs avocats ont également signalé des restrictions à leur accès aux audiences et un temps de parole insuffisant pour la défense.
Un des avocats, Ahmed Souab, a lui-même été arrêté pour des propos tenus après le verdict.
Le Haut-Commissariat a rappelé que la participation politique ne constitue pas un crime, appelant les autorités tunisiennes à abandonner les charges sans preuve suffisante et à garantir un procès équitable lors de la procédure d’appel.
SL/ac/Sf/APA







