Les autorités tchadiennes ont présenté huit personnes arrêtées dans le cadre d’une enquête sur le braconnage de deux rhinocéros noirs dans le parc national de Zakouma en mars 2025. Les suspects, interpellés un an plus tard, seraient impliqués à différents niveaux dans un réseau de trafic de cornes d’espèces protégées.
La Direction générale de la Garde forestière et faunique tchadienne a annoncé l’interpellation de huit individus soupçonnés d’avoir participé à l’abattage de deux femelles de rhinocéros noirs réintroduites dans le parc national de Zakouma, dans le sud-est du Tchad. Les faits remontent au 25 mars 2025, tandis que les arrestations ont eu lieu le 31 mars 2026 à Mongo, dans la province du Guéra.
Selon les autorités, le groupe comprend des présumés auteurs du braconnage, des démarcheurs, un acheteur ainsi qu’un féticheur présenté comme chargé d’assurer une protection mystique aux opérations. Le directeur général de la Garde forestière et faunique, Ousman Abdoulaye Onigué, indique que les suspects projetaient de vendre les deux cornes pour environ 100 millions de francs CFA (179 000 dollars américains), précisant que des services de renseignement ont permis de remonter la filière malgré des tentatives de dissimulation.
Les autorités affirment que les individus interpellés auraient tenté de renforcer la confidentialité de leurs activités par des serments religieux, sans toutefois empêcher le travail des enquêteurs. Le ministère de l’Environnement salue une avancée majeure dans ce dossier, estimant qu’elle intervient dans un contexte de coopération avec l’Afrique du Sud pour de futures opérations de réintroduction du rhinocéros noir. Selon les responsables du secteur, la résolution de cette enquête devrait renforcer la crédibilité du Tchad auprès de ses partenaires internationaux.
Les huit suspects devraient être remis à la justice pour répondre des faits de braconnage et de trafic d’espèces protégées.
CA/ac/Sf/APA







