Le gouvernement sénégalais a rappelé l’interdiction faite aux enseignants-chercheurs d’être recrutés dans la fonction publique d’autres pays.
Le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a publié lundi un communiqué précisant cette interdiction, suite à la polémique suscitée par des informations faisant état du recrutement d’enseignants-chercheurs sénégalais dans la sous-région. À l’origine, la Guinée prévoit de recruter environ 250 enseignants-chercheurs, dont une cinquantaine de Sénégalais.
Le MESRI a invoqué l’article 11 de la loi n° 81-59 du 9 novembre 1981 portant statut du personnel enseignant des universités, qui régit les modalités d’utilisation hors cadre des agents concernés. Cette loi interdit formellement qu’un enseignant-chercheur sénégalais soit engagé par un contrat de travail dans la fonction publique d’un autre pays, hormis les mécanismes de coopération dûment ratifiés.
Le ministère a demandé aux recteurs des universités publiques de vérifier les informations relatives à de tels engagements et les a appelés à veiller au respect scrupuleux de la réglementation en matière d’administration et de gestion des personnels enseignants.
Dans son communiqué parvenu à APA, le MESRI a tenu à défendre l’attractivité des universités publiques sénégalaises, les qualifiant de parmi les plus attractives de la sous-région. Le ministère a souligné que ces établissements se distinguent par la qualité de leur milieu académique et par des rémunérations considérées comme les plus élevées dans l’espace francophone d’Afrique subsaharienne.
Le ministère a également rappelé que la mobilité des enseignants-chercheurs ne pose pas de problème en principe et a toujours existé dans un cadre légal bien déterminé. Il a précisé que de nombreux universitaires provenant d’Afrique et d’Europe ont choisi de travailler au Sénégal.
Par ailleurs, le MESRI a révélé que les gouvernements du Sénégal et de Guinée ont signé à Conakry, le 23 mai 2025, un protocole d’accord sur la coopération universitaire et scientifique, qui prévoit la mobilité des enseignants et des étudiants. Les modalités de mise en œuvre de ce protocole seront discutées dans le cadre d’un comité de suivi qui sera institué, a précisé le ministère.
AC/Sf/APA







