Le gouvernement sénégalais a demandé au Front syndical pour la défense du travail (FSDT) de surseoir à la grève générale prévue le 10 juillet, à l’issue d’une réunion de près de six heures consacrée à l’examen des revendications portées par les centrales syndicales.
Le gouvernement sénégalais a invité le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) à reporter la grève générale prévue le 10 juillet, à l’issue d’une rencontre tenue lundi à Dakar entre les représentants de l’exécutif et les principales centrales syndicales.
Présidée par le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public, Mamadou Lamine Diante, la réunion, qui a duré près de six heures, visait à échanger sur le préavis de grève déposé en mars dernier par le FSDT.
Le ministre a précisé en ouverture que la rencontre constituait un cadre d’échanges et non une séance de négociation. La délégation gouvernementale comprenait notamment le conseiller personnel du Premier ministre, ainsi que des représentants de plusieurs ministères concernés par les revendications syndicales.
Conduit par le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), Mody Guiro, le FSDT a rappelé que son préavis de grève faisait suite, selon lui, au non-respect des engagements pris dans le Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable (PNSS-CID). Les syndicats ont également exprimé leurs réserves sur certaines dispositions des projets de Code du travail et de Code de la sécurité sociale actuellement en examen.
Au cours des échanges, le gouvernement a présenté l’état d’avancement des 28 revendications inscrites dans le préavis. Il a notamment mis en avant l’apurement du passif social de plusieurs entreprises liquidées, le paiement des droits des travailleurs d’institutions supprimées, la signature de la convention collective des auxiliaires de transport, ainsi que la généralisation de l’indemnité de logement pour les agents de santé.
L’exécutif a également fait état de recrutements dans la Fonction publique, avec l’intégration de 2 000 enseignants en 2025, 2 527 autres prévus en 2026, ainsi que le recrutement progressif de 1 500 enseignants-chercheurs sur trois ans.
Concernant plusieurs contentieux sociaux, notamment dans les secteurs de l’hôtellerie et des transports, le gouvernement a indiqué que des solutions étaient en cours de mise en œuvre.
Au terme de la rencontre, Mamadou Lamine Diante a invité le FSDT à suspendre ou, à défaut, à différer son mot d’ordre de grève afin de privilégier la poursuite du dialogue social. Les responsables syndicaux ont pris acte de cette demande tout en réaffirmant leur disponibilité aux discussions et en sollicitant la transmission des documents présentés par le gouvernement.
Les deux parties ont convenu de se retrouver ce jeudi 9 juillet au ministère de la Fonction publique et du Travail pour poursuivre les échanges, notamment sur les licenciements enregistrés dans certains ministères et entreprises du secteur parapublic.
AC/Sf/APA







