Trois provinces du nord du Maroc — Chefchaouen, Taounate et Taza — sont placées sous haute surveillance par l’Agence nationale des eaux et forêts du 15 au 18 juillet.
L’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) a déclenché le niveau d’alerte maximal pour le risque d’incendies de forêts dans trois provinces critiques : Chefchaouen, Taounate et Taza. Ce niveau d’alerte, en vigueur du 15 au 18 juillet, survient dans un contexte météorologique tendu, où la combinaison de vagues de chaleur, de sécheresse prolongée et de couvert forestier dense accentue la vulnérabilité des massifs.
Selon les dernières prévisions de l’ANEF, la dangerosité est particulièrement élevée dans ces territoires, marqués historiquement par des feux ravageurs. En 2022, le nord du Maroc avait vu partir en fumée plus de 10 000 hectares de forêts, provoquant des pertes irréversibles en biodiversité et mettant en péril les moyens de subsistance de nombreuses communautés rurales. En 2021, Chefchaouen avait déjà été le théâtre de sinistres majeurs.
Outre les provinces placées en alerte rouge, plusieurs autres zones — notamment Agadir-Ida-Ou-Tanane, Al Hoceima, Béni Mellal, Essaouira, Fahs-Anjra, Khénifra, Larache, M’diq-Fnideq, Ouezzane, Tanger-Assilah et Tétouan — figurent en niveau de risque élevé. Là aussi, la rapidité de propagation du feu, en cas de départ, pourrait dépasser les capacités locales de réaction, en raison des vents et du terrain escarpé.
L’ANEF invite à une vigilance accrue, y compris dans les zones à risque modéré telles que Berkane, Ifrane, Rabat, Nador ou Skhirate-Témara. Une simple variation de température ou de vent pourrait faire basculer la situation, prévient l’agence.
Dans ce contexte, les autorités rappellent les consignes strictes : interdiction formelle de tout feu en plein air, interdiction de jeter des mégots en milieu naturel, et obligation de signaler tout départ suspect de feu. La participation des citoyens est considérée comme un levier déterminant pour une alerte précoce et une action rapide.
MK/Sf/ac/APA






