Face aux accusations rwandaises liant Jean‑Luc Habyarimana aux FDLR, la République démocratique du Congo clarifie sa position et défend le fils de l’ancien président rwandais comme un acteur de paix et de réconciliation.
Le ministre congolais de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a détaillé la position de la République démocratique du Congo sur Jean‑Luc Habyarimana, fils de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, dans une interview publiée jeudi par le ministère de la Communication.
Selon Patrick Muyaya, Jean‑Luc Habyarimana et sa famille ont eux-mêmes été victimes des violences ayant précédé le génocide rwandais. Il a insisté sur la nécessité d’un travail de mémoire complet pour les familles du président Habyarimana et du président burundais décédés dans le crash du Falcon qui les transportaient, soulignant que la justice doit être rendue pour ces drames.
Le ministre a précisé que Jean‑Luc Habyarimana n’a jamais pris part à des mouvements armés, ni cherché à renverser le régime rwandais. Contrairement aux affirmations du président rwandais, Jean‑Luc est aujourd’hui un leader politique qui prône la paix et la réconciliation nationale, et non un chef de guerre.
Patrick Muyaya a également indiqué que les accusations de Kigali visant à l’associer aux FDLR ou à d’autres mouvements armés dans l’est de la RDC sont mensongères et recyclées, rappelant que ces prétextes ont été utilisés à plusieurs reprises pour justifier des interventions rwandaises sur le sol congolais. Il a souligné que la RDC a accueilli des centaines de milliers de Rwandais fuyant les violences en 1994 et a toujours fait montre d’une politique pacifique et de soutien à la réconciliation.
Le ministre a enfin rappelé que le rôle de Jean‑Luc Habyarimana s’inscrit dans la dynamique de réconciliation, et que la RDC considère sa démarche comme un engagement en faveur de la paix dans la région, contrairement aux interprétations avancées par Kigali.
AC/Sf/APA







