Le 7 août reste une date riche en événements historiques pour l’Afrique. Entre colonisation, indépendance et défis sécuritaires, cette journée illustre plusieurs tournants majeurs qui ont façonné le continent.
Le 7 août 1884, la Colonie du Cap, alors sous domination britannique, annexe officiellement Walvis Bay, unique port en eau profonde de la côte de l’actuelle Namibie. Cette décision visait à freiner l’expansion allemande dans le Sud-Ouest africain en pleine colonisation. Walvis Bay restera une enclave britannique, puis sud-africaine, jusqu’à sa rétrocession à la Namibie indépendante en 1994.
Le 7 août 1960, la Côte d’Ivoire accède à l’indépendance, mettant fin à plus de soixante ans de domination coloniale française. Félix Houphouët-Boigny, figure de proue du mouvement anticolonial ivoirien, devient le premier président de la République. Cette date est aujourd’hui célébrée comme la fête nationale du pays.
Le 7 août 1963, le Conseil de sécurité des Nations Unies adopte la résolution 181, appelant à un embargo volontaire sur les livraisons d’armes à destination de l’Afrique du Sud. Cette mesure visait à faire pression sur le régime de l’apartheid, bien que l’embargo ne devienne obligatoire qu’en 1977.
Le 7 août 1998, des attentats-suicides coordonnés frappent les ambassades des États-Unis à Nairobi (Kenya) et à Dar es-Salaam (Tanzanie). Revendiquées par Al-Qaïda, ces attaques causent 224 morts et plus de 4 500 blessés, marquant un tournant dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Est.
Enfin, bien que non reconnu comme jour férié, le 7 août donne lieu à des commémorations au Kenya en hommage aux martyrs de la lutte pour l’indépendance, notamment les combattants Mau Mau. Des organisations civiles y organisent régulièrement des cérémonies ou des initiatives pédagogiques.
Sf/APA







