La presse africaine de ce jeudi 2 avril revient sur une actualité dominée par le sport, les réformes politiques et les enjeux économiques dans plusieurs pays du continent.
Au Sénégal, Seneweb relaie une information du quotidien Source A selon laquelle les Lions, sacrés champions d’Afrique 2025, ont effectivement perçu leur prime de 75 millions de francs CFA promise par le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Les virements auraient été effectués avant les rencontres contre le Pérou et la Gambie, d’après une source fédérale citée par le journal. Cette récompense intervient malgré le retrait du titre au Sénégal par la CAF au profit du Maroc, une décision contestée devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). En plus de cette prime, des parcelles sur la Petite Côte auraient été promises aux joueurs, sans confirmation à ce stade de leur attribution effective.
Dans un registre institutionnel, Maliweb s’intéresse à la nomination d’Issa Ousmane Coulibaly comme porte-parole du gouvernement de transition. Officier supérieur et magistrat de formation, il succède au général Abdoulaye Maiga, dans un contexte marqué par la poursuite des réformes et la préparation du processus électoral. Son profil, mêlant expertise militaire, juridique et diplomatique, est présenté comme un atout pour porter la communication de l’exécutif malien sur la scène nationale et internationale.
Au Burkina Faso, Sidwaya met en lumière une initiative du ministère de la Justice visant à promouvoir l’exemplarité fiscale. Lors d’une journée dédiée organisée à Ouagadougou, le ministre Rodrigue Bayala a invité les agents à s’acquitter de leurs obligations fiscales, donnant lui-même l’exemple en réglant ses taxes. L’opération, facilitée par la présence d’équipes mobiles des impôts, s’inscrit dans une stratégie plus large de mobilisation des ressources internes pour soutenir le développement.
Au Niger, ANP rapporte que le chef de l’État, le général Abdourahamane Tiani, a signé un décret portant déchéance provisoire de nationalité contre plusieurs personnes accusées d’atteintes à la sécurité publique et de troubles à l’ordre public. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un dispositif légal mis en place en 2024 pour lutter contre les menaces sécuritaires. Depuis son adoption, une vingtaine de personnalités ont été concernées par cette décision.
Plus à l’ouest, Africaguinee alerte sur la dégradation du « Pont de Dieu » à Dalaba, un site naturel d’exception menacé par l’activité humaine et le manque d’infrastructures. Entre assèchement des cours d’eau, pression agricole et insuffisance de moyens pour sa préservation, ce patrimoine, pourtant riche en biodiversité, risque de disparaître sans intervention rapide, selon les acteurs locaux.
En Côte d’Ivoire, Abidjan.net revient sur les perturbations dans la fourniture d’électricité. Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, évoque une surexploitation des réseaux et une hausse de la demande liée à une vague de chaleur. Un programme d’urgence de 32 milliards de francs CFA est en cours pour stabiliser la situation à court terme, tandis qu’un plan de réhabilitation plus large est envisagé.
Sur le plan régional, Pulse Ghana annonce la levée par le Burkina Faso de l’interdiction d’exporter des tomates vers les pays voisins. Cette décision, obtenue après des échanges diplomatiques, devrait soulager le marché ghanéen fortement dépendant de ces importations et contribuer à stabiliser les prix, alors que le pays intensifie ses efforts pour renforcer sa production locale.
Au Nigéria, Punch rapporte que le président Bola Tinubu a procédé à de nouvelles nominations dans le secteur énergétique, désignant un nouveau responsable du Fonds de développement des technologies pétrolières, et renouvelant le mandat du directeur de la compagnie de fourniture d’électricité. Ces décisions s’inscrivent dans une volonté affichée de renforcer les capacités institutionnelles et la performance du secteur.
Enfin, au Bénin, Banouto présente la vision du candidat Paul Hounkpè pour l’éducation dans le cadre de la présidentielle du 12 avril 2026. Son projet structuré en 17 axes fait de l’éducation le levier central du développement national, avec un accès universel, une réforme des curricula, une meilleure adéquation avec le marché de l’emploi et la valorisation des enseignants. Les propositions incluent aussi la gratuité du primaire et du maternel, le renforcement des infrastructures, l’introduction des langues nationales, et la promotion de la recherche scientifique et technique. Hounkpè plaide pour une gouvernance centralisée du secteur et des réformes institutionnelles pour faire de l’éducation la matrice du développement du Bénin.
Sf/APA





