Des chiffres du PIB nigérian à la réforme universitaire au Sénégal, en passant par les inondations en Guinée et les innovations fiscales en Côte d’Ivoire, la presse ouest-africaine consultée mardi à APA est marquée par des dynamiques contrastées.
Au Nigéria, Premium Times révèle que le secteur immobilier a dépassé le pétrole brut pour devenir le troisième contributeur au produit intérieur brut (PIB) du pays. Selon un rapport publié lundi par le Bureau nigérian des statistiques (NBS), la contribution du secteur est passée de 22 000 milliards de nairas (6,24 %) à 41 200 milliards de nairas (10,78 %) dans les nouvelles données rebasées de 2024. L’immobilier se classe désormais derrière la production et le commerce de cultures. Cette performance s’explique notamment par « une meilleure couverture du secteur informel de l’immobilier », selon le NBS.
Toujours au Nigéria, The Punch met en lumière les répercussions de la récente loi sur l’électricité. Alors que plusieurs États fédérés s’apprêtent à réduire leurs tarifs, les sociétés de production et de distribution d’électricité expriment leur mécontentement. La Commission de régulation de l’électricité d’Enugu a ainsi ordonné à MaPower Electricity Distribution Limited de revoir ses tarifs pour les clients de la bande A, les faisant passer de 209 nairas à 160 nairas par kilowattheure à compter du 1er août 2025.
Au Libéria, Liberian Observer rapporte que l’Autorité des télécommunications (LTA) souhaite « briser le duopole MTN-Orange » en plaidant pour l’entrée d’un troisième opérateur sur le marché. « Si ces deux entreprises décident de facturer 75 centimes par minute, et que nous n’avons pas d’autres options, les consommateurs n’auront d’autre choix que de payer », a alerté Clarence Massaquoi, vice-président de la LTA, devant le Sénat.
Parallèlement, la Banque africaine de développement (BAD) va lancer ce mardi à Monrovia une banque d’investissement pour la jeunesse, dotée d’un budget initial de 17,8 millions de dollars. L’initiative devrait directement soutenir plus de 150 entreprises dirigées par des jeunes et générer des milliers d’emplois, indique Liberian Observer. À terme, plus de 500 millions de dollars de prêts pourraient être débloqués.
Au Sénégal, Le Soleil annonce un « recrutement exceptionnel de 500 enseignants » dans les universités publiques. Il s’agit de la première étape d’un programme plus vaste visant l’embauche de 1 500 enseignants afin d’améliorer le taux d’encadrement pédagogique dans l’enseignement supérieur.
De son côté, Le Quotidien révèle que le Premier ministre Ousmane Sonko s’apprête à dévoiler, le 28 juillet, son Plan de redressement national. Ce document stratégique, attendu dans un contexte économique difficile, est perçu par certains comme le prélude à une éventuelle cure d’austérité. Il doit aussi permettre à M. Sonko de consolider sa posture à la fois « primatorale » et politique.
Au Ghana, Graphic rapporte que le ministère de la Défense a mis au jour 32,64 millions de dollars (soit 3,79 milliards de cedis ghanéens) de dettes cachées, héritées du précédent gouvernement. Le ministre Edward Omane Boamah a également pointé une grave crise du logement, affectant 17 000 personnes, lors de la série Government Accountability Series tenue à la Jubilee House à Accra.
En Guinée, Guinée News signale la disparition d’un enfant de 4 ans à Coyah, après des inondations survenues dans la nuit. Le drame s’est produit à Kaléma, un quartier de Fily, où les fortes pluies ont entraîné des crues subites. D’après les témoins, l’enfant a été emporté par le courant alors que l’eau envahissait les habitations.
En Côte d’Ivoire, le Premier ministre Beugré Mambé a lancé officiellement la facture normalisée électronique, une réforme majeure du système fiscal. Cet outil vise à « renforcer la mobilisation des ressources intérieures », à lutter contre la fraude fiscale et à garantir une concurrence équitable entre opérateurs économiques.
Par ailleurs, le procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan a publié un communiqué pour « hausser le ton » face aux dérives verbales sur les réseaux sociaux. Il a dénoncé « des comportements devenus récurrents » et constitutifs « d’infractions pénales », appelant à la responsabilité individuelle.
Enfin, au Mali, L’Essor raconte le parcours singulier de Cheick Oumar Doumbia, alias Lezy Booza, un ancien rappeur engagé devenu magistrat. « De la plume engagée au marteau de juge, le chemin fut long, rude et sans raccourcis », confie-t-il, déterminé à poursuivre son combat pour la justice, cette fois par le droit.
ODL/Sf/ac/APA







