Le débat sur la future monnaie Eco en Afrique de l’Ouest, l’emploi des jeunes au Sénégal, le renforcement des partenariats diplomatiques, les enjeux de gouvernance ainsi que les questions de sécurité et de justice dominent l’actualité africaine de ce lundi 27 juillet.
Au Sénégal, Seneweb rapporte que l’économiste international Pape Demba Thiam estime que le passage du franc CFA à l’Eco, prévu en 2027, ne produira pas les effets attendus si la future monnaie ne devient pas un véritable levier de développement. Dans un entretien accordé à L’Observateur, l’ancien fonctionnaire de la Banque mondiale affirme que le débat ne doit pas se limiter au changement de nom de la monnaie, mais porter sur sa capacité à financer l’économie productive, à intégrer le secteur informel, qui représente entre 70 % et 90 % de l’économie, et à soutenir l’industrialisation. Il souligne également que le Sénégal, qui assure la présidence de la Cédéao et de sa Commission, aura un rôle déterminant dans l’orientation de cette réforme monétaire.
Toujours au Sénégal, Dakaractu s’appuie sur une étude de l’Institut africain de management (IAM) pour dresser un tableau contrasté de l’insertion professionnelle des jeunes à Touba. Près d’un jeune actif sur deux y a créé sa propre activité et huit entrepreneurs sur dix souhaitent la développer. Toutefois, 90,9 % des jeunes travaillent dans le secteur informel et 94,9 % sans contrat ni protection sociale. L’étude souligne que 77,4 % des jeunes envisagent de quitter la ville malgré un important potentiel économique, notamment dans l’agro-industrie, le bâtiment, la logistique, le numérique et le tourisme religieux. Les chercheurs recommandent notamment d’améliorer l’accès au financement, d’adapter les formations aux besoins du marché et de mieux structurer les chaînes de valeur.
Au Mali, Maliweb revient sur la quatrième session de la Grande Commission mixte Mali-Maroc, au cours de laquelle le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a salué un partenariat stratégique porté par le président de la Transition, Assimi Goïta, et le roi Mohammed VI. Il a mis en avant les liens historiques entre les deux pays, rappelé le soutien du Mali à l’initiative marocaine pour l’accès des États du Sahel à l’océan Atlantique, ainsi qu’au plan d’autonomie du Maroc pour le Sahara, et annoncé l’adoption prochaine de 21 instruments juridiques couvrant plusieurs secteurs de coopération, notamment l’énergie, l’eau, la santé, l’agriculture, la formation et l’économie.
Au Burkina Faso, Sidwaya souligne que l’évaluation des contrats d’objectifs des membres du gouvernement fait apparaître un taux moyen d’exécution physique de 55,16 % au premier semestre 2026. Le quotidien met particulièrement en avant les progrès sécuritaires, avec un taux de reconquête du territoire national porté à 74,53 %, contre 73,56 % fin 2025. Cette évolution s’est accompagnée du retour de plus de 1,3 million de personnes déplacées internes dans 1 034 localités, tandis que les autorités mettent également en avant des avancées dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de l’éducation et des infrastructures.
Au Niger, l’ANP indique que le Mouvement international russophile Niger (MIR-Niger) a organisé des activités culturelles et une conférence publique à Niamey à l’occasion du troisième anniversaire de l’arrivée au pouvoir du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Les intervenants ont insisté sur le renforcement de la coopération entre les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Russie, mettant en avant les perspectives de collaboration dans les domaines de la formation, de l’agriculture, des médias, des échanges universitaires et du développement scientifique.
En Guinée, AfricaGuinée annonce que le tribunal criminel de Dixinn doit rendre ce lundi son verdict dans le procès du colonel Bienvenu Lamah, poursuivi dans le second volet des événements du 28 septembre 2009. L’officier est accusé notamment de complicité de meurtre, d’assassinat, de viol, d’enlèvement et d’autres crimes. Le ministère public a demandé la requalification des faits en crimes contre l’humanité et requis une peine de dix ans de réclusion criminelle assortie de cinq ans de sûreté.
Au Ghana, Pulse Ghana rapporte que le gouvernement a lancé une nouvelle opération d’évacuation d’environ 1 000 ressortissants ghanéens vivant en Afrique du Sud en raison de la persistance des violences xénophobes. Les premiers vols sont prévus les 26 et 27 juillet, avec une priorité accordée aux femmes, aux enfants, aux étudiants, aux personnes âgées et aux personnes vulnérables. Cette opération fait suite à plusieurs vagues de rapatriement organisées en mai et en juin, alors que plusieurs pays africains assistent également leurs ressortissants confrontés aux attaques visant les migrants en Afrique du Sud.
Au Bénin, Banouto explique que le gouvernement de Romuald Wadagni assure la continuité de son action malgré le passage d’un Conseil des ministres hebdomadaire à une réunion mensuelle. Selon le porte-parole du gouvernement, Wilfried Houngbédji, les dossiers urgents sont désormais examinés en Conseil de cabinet, présidé par le chef de l’État et réunissant les ministres concernés, avant d’être présentés lors du Conseil des ministres suivant. Les autorités affirment que cette nouvelle organisation permet de préserver la réactivité de l’exécutif tout en améliorant son efficacité.
Sf/APA







